Capture de Maduro : Orban s’éloigne de l’appel des Européens
"Nous ne sommes pas d'accord sur la question vénézuélienne, nous ne sommes pas d'accord sur la guerre russo-ukrainienne, sur le Proche-Orient. Sur Israël, nous sommes totalement divisés", a dit l'Hongrois
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Le Premier ministre hongrois Victor Orban a estimé lundi que l’opération américaine au Venezuela était « l’une des manifestations du nouveau monde » et qu’elle allait aboutir à la chute des prix souhaitée par Donald Trump pour mener à bien son programme économique.
« C’est un nouveau langage, et c’est le langage que le monde parlera à l’avenir », a déclaré le dirigeant nationaliste lors de sa conférence de presse de rentrée.
« Avec le Venezuela, les États-Unis sont désormais capables de contrôler 40 à 50 % des réserves de pétrole mondiales », a-t-il ajouté, estimant que cela allait conduire à une chute des prix, dont il s’est félicité.
« Je vois une sérieuse possibilité qu’à la suite de la mise sous contrôle du Venezuela, une situation énergétique mondiale plus favorable pour la Hongrie émerge, et c’est une bonne nouvelle », a-t-il dit.
Il a par ailleurs justifié la décision de son pays de ne pas se joindre la veille à l’appel de ses partenaires de l’Union européenne exigeant le respect de la volonté du peuple vénézuélien par son refus de toute politique étrangère.
« Coordonner la politique étrangère des 27 États membres est une bonne chose, c’est possible. Mais il n’est pas nécessaire d’avoir une politique étrangère commune, car nous ne sommes pas d’accord et ne le serons pas sur de nombreuses questions de politique étrangère », a-t-il déclaré lors de son discours de rentrée politique.
« Nous ne sommes pas d’accord sur la question vénézuélienne, nous ne sommes pas d’accord sur la guerre russo-ukrainienne, sur le Proche-Orient. Sur Israël, nous sommes totalement divisés », a-t-il encore dit, ajoutant qu’en matière de politique étrangère, seule la politique commerciale était de la compétence de l’UE.
Précisant s’exprimer au nom de 26 pays (soit tous les pays membres sauf la Hongrie), la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, avait appelé dimanche « tous les acteurs à faire preuve de calme et de retenue, afin d’éviter une escalade et de garantir une solution pacifique à la crise ».
« Respecter la volonté du peuple vénézuélien reste le seul moyen pour le Venezuela de rétablir la démocratie et de résoudre la crise actuelle », avait-elle ajouté dans un communiqué.
Lors de sa conférence de presse, chaque média n’était autorisé à poser qu’une question à M. Orban, sans possibilité de relance. Bien qu’il ait promis qu’ « aucune question ne resterait sans réponse », les agences AFP et AP, ainsi que plusieurs médias de premier plan n’ont pas pu l’interroger.
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