Caroline Yadan plaide en commission pour l’interdiction européenne des Frères musulmans
Devant la commission des Affaires étrangères, la députée de la 8ᵉ circonscription des Français de l’étranger a défendu la proposition de résolution visant à inscrire les Frères musulmans sur la liste noire européenne

Caroline Yadan, députée de la 8ᵉ circonscription des Français de l’étranger, a apporté son soutien à une proposition de résolution européenne visant à inscrire les Frères musulmans sur la liste noire des organisations terroristes. Elle s’est exprimée mercredi devant la commission des Affaires européennes, où le texte a été adopté, affirmant que « l’inaction devient une forme de renoncement » face à une menace désormais établie.
Dans son intervention, la parlementaire a dénoncé ce qu’elle considère comme une idéologie politique structurée et transnationale, incompatible avec les principes de la République. « Les Frères musulmans ne défendent pas une foi, mais un projet politique », a-t-elle insisté, précisant que ce projet est financé par certains États étrangers et remet en cause la liberté de conscience, l’égalité entre hommes et femmes, le pluralisme et les fondements de l’État de droit.
Caroline Yadan a souligné le rôle central de cette idéologie dans la formation de l’islam radical, rappelant qu’elle a inspiré les attentats du 7 octobre en Israël. « Face à cela, l’Union européenne ne peut rester dans l’ambiguïté », a-t-elle déclaré, plaidant pour une inscription des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes afin de « nommer clairement la menace » et de renforcer la coopération entre États membres.
La résolution s’appuie sur un rapport gouvernemental publié en mai dernier, qui qualifiait l’organisation de « subversive » et dénonçait un « entrisme d’en bas » susceptible de constituer une menace nationale.
Le texte a été présenté par Les Républicains, qui dénoncent la contribution de la confrérie à « la fabrique mentale et sociale de l’ennemi intérieur », selon le député Eric Pauget.
Les Frères Musulmans ne défendent pas une foi, mais un projet politique. Un projet fondé sur la hiérarchisation des individus, la remise en cause de l’égalité entre les femmes et les hommes, la contestation de la liberté de conscience et le rejet du pluralisme démocratique.… pic.twitter.com/dCdxMSG9xk
— Caroline Yadan (@CarolineYADAN) January 14, 2026
Actuellement, seule l’Autriche a interdit la confrérie sur le territoire européen. Si l’Union européenne adopte ce texte, elle rejoindrait d’autres pays comme l’Argentine ou les États-Unis, qui ont récemment placé certaines branches de l’organisation sur liste noire. L’Égypte et la Jordanie ont déjà classé ou interdit les Frères musulmans.
Le texte a reçu le soutien de plusieurs groupes parlementaires, notamment Ensemble pour la République, auquel Caroline Yadan est apparentée, ainsi que le MoDem, Horizons, l’UDR, Les Républicains et le Rassemblement national.
Les groupes de gauche ont dénoncé une proposition « bancale ».
La résolution sera présentée devant l’hémicycle de l’assemblée nationale le 22 janvier.







