Rechercher

Ceux ayant reçu un rappel 20 fois plus protégés contre une forme grave – Étude

Alors que les États-Unis s'apprêtent à approuver la troisième dose de vaccin, les données recueillies auprès d'un million d'Israéliens montrent qu'elle décuple la protection

Un médecin, en habit de protection et portant le masque, avec une seringue et une dose de vaccin. (Crédit : oshcherban via iStock by Getty Images)
Un médecin, en habit de protection et portant le masque, avec une seringue et une dose de vaccin. (Crédit : oshcherban via iStock by Getty Images)

Une nouvelle étude menée en Israël montre que les personnes qui reçoivent une troisième dose du vaccin contre la COVID-19 sont près de vingt fois plus protégées contre une forme grave de la maladie, et plus de dix fois plus protégées contre les infections, par rapport à celles qui ont reçu leur deuxième dose au moins cinq mois auparavant.

L’étude, publiée mercredi par le New England Journal of Medicine, a montré que, 12 jours après avoir reçu une injection de rappel du vaccin COVID-19 de Pfizer-BioNTech, le risque d’infection était 11,3 fois moins élevé que chez les personnes admissibles à une troisième injection mais qui ne l’ont pas reçue.

Et le risque de souffrir d’une forme grave de la COVID-19 chez ceux qui ont reçu une injection de rappel serait 19,5 fois moins élevé, selon l’étude.

L’étude a été menée par des chercheurs de l’Institut Weizmann des sciences, du ministère de la Santé, du Technion, de l’Université hébraïque, de l’hôpital Sheba et de l’Institut KI.

Même avec une analyse plus conservatrice, qui a tenté de contrôler les éventuelles différences de comportement entre les deux groupes, le taux d’infection est au moins 5 fois inférieur dans le groupe qui a reçu le rappel, a déclaré le ministère de la Santé dans un communiqué.

L’étude comprend les données de plus d’un million d’Israéliens. Parmi ceux qui n’ont pas reçu de rappel alors qu’ils étaient éligibles, 4 439 infections ont été confirmées, dont 294 patients sont dans un état grave. Parmi ceux qui ont reçu le rappel au moins 12 jours auparavant, 934 infections ont été recensées, dont 29 formes graves.

Une femme israélienne reçoit une troisième dose du vaccin contre la COVID-19 dans un centre Clalit, le 1er septembre 2021 à Jérusalem. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Les données israéliennes ne permettent pas de savoir combien de temps dure la protection renforcée.

Mais une étude distincte menée à l’hôpital Sheba à Ramat Gan, près de Tel Aviv, a ravivé l’optimisme quant à la durée pendant laquelle le vaccin de rappel conservait sa protection.

L’étude a révélé que les niveaux d’anticorps une semaine après l’administration de la troisième dose de vaccin contre la COVID-19 à son personnel étaient dix fois plus élevés que leurs niveaux une semaine après l’administration de la deuxième dose.

Israël, premier pays à proposer officiellement une troisième dose, a lancé sa campagne de rappel de vaccin contre la COVID-19 le 1er août, en la réservant initialement aux personnes âgées de plus de 60 ans. Il a ensuite progressivement abaissé l’âge d’éligibilité, pour finalement l’étendre à toute personne âgée de 12 ans et plus ayant reçu la deuxième dose au moins cinq mois auparavant.

Jeudi, près de 3 millions d’Israéliens avaient reçu leur troisième dose.

Pendant ce temps, aux États-Unis, des conseillers gouvernementaux influents vont débattre vendredi de la question de savoir s’il existe suffisamment de preuves que la dose de rappel du vaccin contre la COVID-19 de Pfizer est sûre et efficace, ce qui constitue la première étape pour décider quels Américains doivent en recevoir une et quand.

La Food and Drug Administration a publié mercredi une grande partie des preuves que son comité consultatif examinera.

L’argument de Pfizer est que, si la protection contre les formes graves reste forte aux États-Unis, l’immunité contre les infections plus légères s’affaiblit environ six à huit mois après la deuxième dose.

Plus important encore, selon Pfizer, ces anticorps semblent assez puissants pour faire face au variant Delta, très contagieux qui se répand à travers le monde.

Un homme reçoit sa troisième dose du vaccin contre la COVID-19 dans un centre de soins temporaire à Jérusalem, le 29 août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Pour étayer ses arguments, Pfizer a fourni à la FDA les nouvelles données provenant d’Israël.

Pfizer a déclaré que les données publiées jeudi se traduisent par une « efficacité d’environ 95 % » contre le variant Delta – comparable à la protection observée peu après le lancement du vaccin plus tôt dans l’année.

En Israël, la valeur R – le taux de reproduction du virus mesurant le nombre moyen de personnes infectées par chaque personne positive – est passée à 1,14 jeudi, après avoir atteint son niveau le plus bas en quatre mois, soit 0,81, quelques jours auparavant.

Tout chiffre supérieur à 1 indique que les infections sont en hausse, tandis qu’un chiffre inférieur à 1 signale une diminution de l’épidémie.

Selon le ministère de la Santé, 8 601 nouveaux cas de COVID-19 ont été diagnostiqués mercredi.

Sur les 83 704 cas actifs, 654 sont dans un état grave. Depuis le début de la pandémie l’année dernière, 7 465 personnes sont décédées de complications liées à la COVID-19 en Israël.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...