« Ceux qui ne le connaissaient pas ont raté quelque chose », pleure Yoav Sorek
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« Ceux qui ne le connaissaient pas ont raté quelque chose », pleure Yoav Sorek

Pour le père de Dvir Sorek, retrouvé poignardé à mort en Cisjordanie, son fils a été assassiné par "quelqu'un qui a le meurtre dans les yeux", les funérailles auront lieu ce soir

Yoav Sorek, le père de l'étudiant de yeshiva Dvir Sorek, parle aux journalistes devant chez lui, dans l'implantation d'Ofra en Cisjordanie, le 8 août 2019. (Crédit : Flash90)
Yoav Sorek, le père de l'étudiant de yeshiva Dvir Sorek, parle aux journalistes devant chez lui, dans l'implantation d'Ofra en Cisjordanie, le 8 août 2019. (Crédit : Flash90)

Le père de l’étudiant de yeshiva retrouvé assassiné en Cisjordanie jeudi se souvient de son fils comme d’un « garçon aux yeux remplis de lumière ». À l’inverse, l’assassin de son fils a « le meurtre dans les yeux ».

Dvir Sorek, étudiant en yeshiva dans le cadre d’un programme spécial combinant études religieuses et service militaire, avait quitté son implantation de Migdal Oz mercredi pour aller à Jérusalem acheter un cadeau à un de ses enseignants. Son corps a été retrouvé jeudi sur la route menant à l’implantation. Une attaque traitée par les autorités israéliennes comme terroriste.

« Ceux qui ne le connaissaient pas ont raté quelque chose : il aidait les faibles autour de lui qui avaient besoin d’un ami », a déclaré en pleurs Yoav Sorek aux journalistes rassemblés devant chez lui.

« Notre Dvir était un amour », a décrit Yoav Sorek, rédacteur en chef du journal conservateur HaShiloach. « Il y a deux mois, il a passé un examen de karaté, mais n’a pas eu une note élevée, car son prof lui a dit qu’il faisait bien les mouvements, mais qu’il lui manquait le « meurtre’ dans les yeux. Aujourd’hui, quelqu’un avec le meurtre dans les yeux lui a ôté la vie ».

Dvir Sorek, 19ans, a été poignardé à mort en Cisjordanie, le 8 août 2019. (Autorisation de la famille)

« Nous avions un cadeau pendant près de 19 ans — nous sommes reconnaissants de ce cadeau, nous porterons désormais le chagrin en nous », a-t-il ajouté.

Le jeune étudiant sera enterré jeudi à 20 heures au cimetière d’Ofra.

« Malheureusement, les attaques font partie de nos vies à tous dans la société israélienne », a déploré Yoav Sorek, dont le beau-père, le rabbin Binyamin Herling, avait été assassiné en Cisjordanie en octobre 2000 par un terroriste.

« Cela fait partie de la réalité de la vie et de la lutte pour la vie que nous menons ici ».

Personne n’a encore revendiqué le meurtre de Dvir Sorek. Deux des principales organisations terroristes palestiniennes — le Hamas et le Jihad islamique palestinien – ont applaudi l’attaque et déclaré qu’il s’agissait d’une réaction à la récente vague de démolitions menée par Israël le mois dernier.

Des Israéliens se prennent dans les bras près de là où Dvir Sorek a été retrouvé poignardé à mort, près de l’implantation de Migdal Oz en Cisjordanie, le 8 août 2019. (Crédit : Hazem Bader/AFP)

« Il a été retrouvé agrippé aux livres qu’il avait achetés » pour un de ses enseignants, a déclaré le rabbin Schlomo Wilk, directeur de l’école religieuse Machanayim de Migdal Oz

Ses professeurs se souviennent de lui comme un jeune homme au « cœur en or« .

L’armée israélienne en pleine chasse à l’homme à la recherche du tueur de Dvir Sorek, dans le village de Beit Fajjar, en Cisjordanie, le 8 août 2019. (Crédit : armée israélienne)

Un résident d’Ofra, d’où est originaire Sorek, l’a décrit comme un « bon gamin », un « musicien talentueux » et un amoureux de la nature, dans une interview à la radio militaire.

Les autorités ont initié une chasse à l’homme d’ampleur pour retrouver le ou les assaillants.

Les informations initiales indiquent que le jeune homme n’a pas été tué là où son corps a été retrouvé, mais qu’il a été kidnappé ailleurs, poignardé à mort puis abandonné sur la route menant à Migdal Oz.

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