Dvir Sorek avait « un coeur en or », se souviennent ses enseignants
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Dvir Sorek avait « un coeur en or », se souviennent ses enseignants

Le soldat poignardé à mort était un musicien talentueux, altruiste ; son père est le rédacteur du journal conservateur HaShiloach

Dvir Sorek, un étudiant de yeshiva et soldat de Tsahal qui n'était pas en service, a été retrouvé poignardé à mort près d'une implantation en Cisjordanie, le 8 août 2019.(Autorisation de la famille)
Dvir Sorek, un étudiant de yeshiva et soldat de Tsahal qui n'était pas en service, a été retrouvé poignardé à mort près d'une implantation en Cisjordanie, le 8 août 2019.(Autorisation de la famille)

Dvir Sorek, étudiant en yeshiva dans le cadre d’un programme spécial combinant études religieuses et service militaire, a quitté son établissement dans l’implantation de Migdal Oz mercredi pour aller acheter des livres, un cadeau pour ses enseignants.

Mais le jeune homme de 18 ans n’est jamais revenu.

Jeudi matin, son corps a été retrouvé sur la bas-côté de la route menant à l’implantation, lardé de coups de poignards. Selon l’armée, il ne portait pas d’uniforme au moment de son assassinat.

« Il a été retrouvé agrippé aux livres qu’il avait achetés », a déclaré le rabbin Schlomo Wilk, directeur de l’école religieuse Machanayim de Migdal Oz jeudi matin, en évoquant le meurtre de Sorek, qui a choqué et attristé tous ses proches.

« C’état quelqu’un d’exceptionnel, de très sensible, intelligent, humble, de qui émanait sagesse et tranquillité… C’est un homme qui, au début de l’année, a vu un Arabe marcher dans la région avec un âne qui avait l’air malade, alors il a proposé de racheter l’âne. Il l’a acheté, soigné, et libéré », a raconté le rabbin Sarel Rosenblatt, l’un des enseignants de Sorek, à la Douzième chaîne.

« Je voulais qu’il devienne quelqu’un en Israël, qui ferait profiter la société israélienne de sa lumière, et sa lumière nous a été retirée », a-t-il ajouté, le décrivant comme un « homme sensible avec un cœur en or ».

Un autre enseignant, le rabbin Yossi Fruman, a déclaré que son déplacement à Jérusalem pour acheter un cadeau à son enseignant « le définissait complètement ».

« Il pensait toujours à la façon dont il pouvait exprimer sa gratitude. Il était revenu de Jérusalem avec les livres, » a-t-il dit au radiodiffuseur public Kan.

Certains médias ont indiqué qu’il avait acheté le dernier roman de l’auteur israélien David Grossman.

Sorek était le fils de Yoav Sorek, le rédacteur du journal conservateur HaShiloach, publié par la fondation Tikvah.

« Nous avons eu la chance de connaître Dvir, qui venait parfois à nos bureaux, et il nous manquera. Nos pensées vont vers Yoav et sa famille », a déclaré le journal dans une publication Facebook.

Des forces de sécurité israéliennes à l’endroit où le corps d’un soldat a été retrouvé lardé de coups de couteaux, près de l’implantation de Migdal Oz, en Cisjordanie, le 8 août 2019. (Crédit ;Gershon Elinson/Flash90)

Le grand-père de Sorek, le rabbin Binyamin Herling, éducateur et survivant de la Shoah, a été tué dans un attentat terroriste sur le mont Ebal, en Cisjordanie, en octobre 2000.

Un résident d’Ofra, d’où est originaire Sorek, l’a décrit comme un « gars bien » et un « musicien talentueux » et amoureux de la nature, dans une interview à la radio militaire.

L’implantation a présenté ses condoléances et indiqué que des détails sur l’enterrement seront communiqués ultérieurement.

Les autorités considèrent qu’il s’agit d’une attaque terroriste et ont lancé une chasse à l’homme pour retrouver les assaillants.

Les informations initiales indiquent que le soldat, qui n’était pas en service, n’a pas été tué là où son corps a été retrouvé, mais qu’il a été kidnappé ailleurs, poignardé à mort puis abandonné sur la route menant à Migdal Oz.

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