Charlottesville : l’ex-vice-président « ne pouvait pas ne rien dire » sur Trump
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Charlottesville : l’ex-vice-président « ne pouvait pas ne rien dire » sur Trump

"Nous ne sommes pas une nation qui procure une sphère de sécurité aux néo-nazis qui scandent le même vomis antisémite que dans les années 1930 en Allemagne," a déclaré Joe Biden

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Le vice-président américain Joe Biden pendant la conférence annuelle 2016 de l'AIPAC à Washington, le 20 mars 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Le vice-président américain Joe Biden pendant la conférence annuelle 2016 de l'AIPAC à Washington, le 20 mars 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)

WASHINGTON – L’ancien vice-président américain Joe Biden s’en est pris au président américain Donald Trump mercredi, en déclarant à la Chambre des démocrates, qu’il avait tenté de s’empêcher de s’exprimer au sujet de l’administration actuelle, mais qu’il ne pouvait pas rester de marbre après la réaction du président aux évènements de Charlottesville l’été dernier.

« J’ai été un gentil garçon », a-t-il dit. « Je suis resté aussi silencieux que j’ai pu, jusqu’à Charlottesville. Je ne pouvais pas ne rien dire, parce que nos institutions démocratiques ne sont pas garanties. Relisez vos cours d’histoire ! ».

Biden a tenu ces propos à la House Democratic Issues Conference au Capitole. Durant son discours de 30 minutes, il a qualifié la présidence de Trump de « tragédie » pour la république américaine.

« Ce président fait d’énormes dégâts », a-t-il dit.

Au sujet de sa réaction au rassemblement des suprématistes blancs, qui s’est révélé meurtrier l’été dernier, Biden a suggéré que Trump, qui n’avait pas condamné clairement les néo-nazis et les suprématistes blancs et dit que « des gens biens » avaient aussi défilé, encourageait ce genre de comportements.

« Ce n’est pas ce que nous sommes », a dit Biden. « Notre pays vaut mieux que cela. »

Manifestation du Ku Klux Klan contre le retrait d’une statut équestre du général confédéré Robert Lee d’un jardin public de Charlottesville, en Virginie, le 8 juillet 2017. (Crédit : Chet Strange/Getty Images/AFP)

« Nous ne sommes pas une nation qui réconforte et procure une sphère de sécurité aux néo-nazis qui sortent des champs avec des flambeaux à la main, traversant une ville historique des États-Unis d’Amérique, scandant le même vomis antisémite, transportant les mêmes drapeaux nazis que dans les années 1930 en Allemagne. »

Pour Biden, les contre-manifestants étaient des gens qui disaient « pas de ça ici ».

« Et un président qui fait une équivalence morale, qui affirme qu’il y avait des gens bien des deux côtés… », a-t-il poursuivi.

À d’autres moments de son discours, Biden a fait part de son optimisme quant à une victoire démocrate à la Chambre des Représentants.

En dépit des appels des citoyens à l’intention de l’ancien Sénateur du Delaware de revenir en politique et de défier Trump en 2020, Biden est resté évasif quant à l’avenir de sa carrière politique.

« Présente-toi, Joe, présente-toi ! », a clamé un individu à sa descente de l’estrade.

« Non, non, non », a-t-il répondu.

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