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Cisjordanie : 3 terroristes présumés tués lors d’un raid

Les forces de sécurité ont indiqué que les hommes faisaient partie d'une cellule qui avait commis des attentats à l'arme à feu contre des Israéliens, ces dernières semaines

Photo d'illustration : Un manifestant jette des pierres pendant des affrontements dans le village de Beita, près de Naplouse, en Cisjordanie, le 8 juin 2021. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90 )
Photo d'illustration : Un manifestant jette des pierres pendant des affrontements dans le village de Beita, près de Naplouse, en Cisjordanie, le 8 juin 2021. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90 )

Les forces de sécurité qui effectuaient un raid dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie, ont éliminé mardi trois Palestiniens armés qui auraient été à l’origine d’une série d’attaques à l’arme à feu contre des soldats et contre des civils israéliens, ont annoncé les responsables de la Défense.

Les troupes israéliennes seraient à la recherche d’un quatrième membre de la cellule terroriste, d’après plusieurs médias.

« Une cellule terroriste du secteur de Naplouse a été éliminée. Cette cellule était responsable d’une série d’attentats menés à l’arme à feu commis dans la zone contre des militaires et contre des civils israéliens, ces dernières semaines », ont indiqué dans un communiqué conjoint les services de sécurité du Shin Bet, Tsahal et la police des frontières.

Un porte-parole a ajouté que la cellule avait deux fusils de type M16 en sa possession et que ces derniers ont été saisis après la fusillade. Il est difficile de dire la raison pour laquelle le troisième occupant de la voiture a été tué.

Un commandant de l’unité antiterroriste Yamam, au sein de la police israélienne, a déclaré que son unité avait travaillé pendant plusieurs semaines avec le Shin Bet et avec l’armée à contrer la cellule. « Les forces de l’unité et le Shin Bet ont travaillé 24 heures sur 24 et sept jours sur sept dans le but d’arrêter cette cellule. Les combattants ont agi avec professionnalisme, adhérant à leur mission en tentant de retrouver les membres de la cellule », a continué le porte-parole de la police.

Les trois Palestiniens ont ouvert le feu sur les agents de l’unité antiterroriste Yamam, au sein de la police israélienne, qui les attendaient apparemment, a commenté le ministre de la Sécurité intérieure Omer Barlev.

Des fusils M16 saisis pendant un raid antiterroriste à Naplouse, le 8 février 2022. (Crédit : Porte-parole de la police)

« Félicitations à l’unité Yamam pour une nouvelle opération couronnée de succès ! », a écrit Barlev sur Twitter.

« Nos forces ont une nouvelle fois prouvé aujourd’hui que les terroristes n’ont pas d’impunité. Quiconque nous attaque, sera attaqué », a réagi sur Twitter le Premier ministre israélien Naftali Bennett.

Son ministre de la Défense, Benny Gantz, a lui aussi salué l’opération, affirmant dans un communiqué avoir « récemment » « ordonné l’augmentation des activités de contre-terrorisme au regard des attaques à main armée » en Cisjordanie.

L’Autorité palestinienne (AP) a dénoncé un « crime brutal et odieux », « reflétant la brutalité et le racisme » de l’Etat hébreu.

Le ministère de la Santé de l’AP a confirmé que trois Palestiniens avaient été tués par les soldats israéliens dans le quartier al-Makhfiya de Naplouse. Les médias palestiniens ont évoqué des « assassinats », disant que les forces israéliennes avaient tiré sur le véhicule qui transportait les trois hommes.

Le groupe terroriste palestinien du Hamas a appelé à une participation massive aux funérailles des trois Palestiniens. « Que cette marche exaspère l’ennemi et envoie le message que nous sommes les justes et que la résistance est notre voie pour restaurer les droits qui nous ont été retirés », a déclaré le Hamas dans un communiqué.

Le député de la Liste arabe unie, Sami Abu Shehada a aussi dénoncé la mort des terroristes présumés, les qualifiant d’ « exécution extrajudiciaire de trois jeunes Palestiniens ». « C’est un crime grave qui s’ajoute aux crimes quotidiens de l’occupation israélienne », a-t-il dit, avant de s’en prendre à la société israélienne pour avoir soutenu les « crimes de l’occupation » et à la presse pour « avoir accepté le récit de l’armée et s’en faire constamment l’écho dans tous les médias ».

Selon les médias palestiniens, les trois terroristes s’appelaient Ibrahim Nablusi, Adham Mabrouk et Muhammad Dakhil, ajoutant qu’ils étaient affiliés à la branche armée des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, au sein du Fatah. Aucune confirmation officielle n’a été émise par le groupe terroriste, largement inactif depuis la Seconde intifada, il y a deux décennies.

Il y avait eu, ces deux dernières semaines, une recrudescence des attaques à l’arme à feu par des Palestiniens armés qui avaient pris pour cible des postes militaires israéliens. Aucune victime n’avait été à déplorer.

Début décembre, des terroristes affiliés au Jihad islamique avaient ouvert le feu et mortellement blessé un civil israélien, Yehuda Dimentman, aux abords de l’avant-poste de Homesh, dans le nord de la Cisjordanie. Plusieurs suspects avaient été arrêtés suite à cet attentat.

Yehuda Dimentman. (Crédit : Autorisation)

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