Clergé iranien : l’Egypte veut empêcher Haniyeh d’aller à Téhéran
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Clergé iranien : l’Egypte veut empêcher Haniyeh d’aller à Téhéran

Mohsen Araki, membre de l’Assemblée iranienne des experts, a affirmé que le Caire n'allait probablement pas autoriser le chef du Hamas à se rendre en Iran

Le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, prononce un discours dans la ville de Gaza le 23 janvier 2018. (AFP Photo/Mahmud Hams)
Le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, prononce un discours dans la ville de Gaza le 23 janvier 2018. (AFP Photo/Mahmud Hams)

Ismail Haniyeh, le chef du bureau politique du groupe terroriste palestinien du Hamas, avait accepté de participer à la Conférence internationale de l’unité islamique prévue cette semaine à Téhéran. Selon le clergé iranien, il demeure toutefois peu probable que l’Egypte l’autorise à quitter la bande de Gaza pour s’y rendre.

Haniyeh ne s’est pas rendu en Iran depuis qu’il est devenu le chef du bureau politique du Hamas en mai 2017.

« Ismaïl Haniyeh avait accepté de participer à cette conférence, mais il est peu probable que l’Egypte l’autorise à voyager en Iran, a récemment déclaré Mohsen Araki, un membre du clergé et de l’Assemblée iranienne des experts, selon la chaîne iranienne Al-Alam TV. S’il ne peut pas voyager, il pourra peut-être participer à l’événement par visio-conférence ».

Un haut responsable du Hamas n’a pas souhaité commenter la question.

Les officiels du groupe terroriste du Hamas doivent obtenir la permission de l’Egypte pour sortir de la bande de Gaza à travers le point de passage de Rafah.

Israël n’autorise pas les officiels du Hamas à quitter la bande de Gaza à travers le point de passage d’Erez, le seul point de passage entre le territoire israélien et l’enclave côtière.

Selon le site internet officiel de la conférence, le président iranien Hassan Rouhani, le grand Mufti syrien Ahmed Badr al-Din Hassoun ou l’ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, entre autres, participeront à l’événement.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif (à droite) rencontre de hauts responsables du Hamas à Téhéran le 7 août 2017. (Capture d’écran : YouTube)

« Le but de la Conférence de l’unité est de poser les fondations pour l’unité et la solidarité dans le monde islamique. Il s’agit également d’accorder les positions parmi les chercheurs afin de parvenir à une convergence de leurs points de vue culturels et scientifiques en termes de fiqh (jurisprudence islamique), d’Usul (de principes de jurisprudence), de Kaläm (théologie islamique) et d’interprétation. Un autre objectif de la conférence vise à examiner les problèmes musulmans pour y apporter des solutions adéquates en prenant une position commune sur ces questions », peut-on lire sur le site internet de la conférence.

L’Iran est considéré comme un soutien majeur de l’aile armée du Hamas, les brigades Izz ad-Din al-Qassam.

Au cours de 18 derniers mois, des hauts responsables du Hamas ont visité l’Iran à au moins quatre reprises.

En octobre 2017, une délégation de haut rang du Hamas a passé plusieurs jours à Téhéran pour y rencontrer des officiels iraniens, dont Ali Akbar Velayati, un conseil proche du Guide suprême de l’Iran l’Ayatollah Ali Khamenei.

En décembre 2017, Saleh al-Arouri, chef du bureau politique du Hamas, avait salué l’Iran pour sa rhétorique dure contre Israël et son soutien aux groupes terroristes palestiniens.

« L’Iran est le seul pays affirmant que cette entité est cancérigène et qu’elle devrait être déracinée de la région, avait-il déclaré à la Tv Al-Quds liée au Hamas en se référant à Israël avec un terme péjoratif. Et c’est le seul pays qui est prêt à fournir un véritable soutien publique à la résistance palestinienne pour s’opposer à cette entité ».

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