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Climat : Steinitz déplore que Trump envisage de sortir de l’accord de Paris

Le ministre de l'Energie affirme que l'initiative “historique” ne doit pas échouer, “pour sauver la planète et le futur de l'humanité”

Yuval Steinitz, ministre de l'Énergie, devant la Knesset, le 7 septembre 2015 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Yuval Steinitz, ministre de l'Énergie, devant la Knesset, le 7 septembre 2015 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Yuval Steinitz, le ministre de l’Energie, a déploré jeudi que le président américain Donald Trump envisage de sortir les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, et appelle à une réduction des risques de réchauffement global.

« J’espère que les Etats-Unis continueront à mener la campagne mondiale pour sauver la planète et le futur de l’humanité, a-t-il écrit sur Facebook. Même s’il y avait une probabilité de 50 % que le changement climatique et le réchauffement global soit un phénomène dû à l’homme, nous devons agir pour réduire ces risques. »

« En tant que ministre de l’Energie d’Israël, je déclare que mon engagement à réduire l’utilisation de charbon polluant et à le remplacer par du gaz naturel n’a pas changé, quelle que soit la décision du président américain », a écrit Steinitz.

Il a affirmé que l’accord de Paris, signé en 2015, était un « rare cas dans lequel le monde s’est uni par inquiétude pour la santé des générations futures. »

« Il est très important que, même s’il y a des changements, cette initiative historique n’échoue pas. »

Cinq choses à savoir sur l’accord de Paris

L’accord a été signé en décembre 2015 à Paris par 195 pays plus l’Union européenne, à l’issue de plusieurs années d’âpres négociations. A ce jour, 147 pays sont allés au bout de leur processus de ratification. Parmi les grandes économies, la Russie et la Turquie manquent à l’appel.

Pour se retirer de l’accord, un pays doit le notifier au secrétariat de la Convention climat de l’Onu (CCNUCC), mais il ne peut le faire que trois ans après l’entrée en vigueur du texte, effective depuis le 4 novembre 2016. Ensuite, il y a un préavis d’un an avant d’être réellement « sorti » de l’accord.

Plus rapide mais aussi plus radical : un pays peut se retirer de la Convention climat de l’Onu, qui compte 197 membres. Cela est effectif un an après la notification. Dans les faits, à partir du moment où un pays dit qu’il se retire, il ne participe plus aux réunions de négociations, selon Todd Stern, l’ex-négociateur américain. Il ne finance plus la CCNUCC ou les programmes climat internationaux.

L’accord fixe un objectif global de maintenir la hausse de la température moyenne mondiale « bien en deçà 2°C » par rapport à l’ère pré-industrielle et si possible à 1,5°C, un seuil déjà synonyme de profonds changements selon les climatologues.

Le plafond de 2°C n’est pas atteignable avec les engagements actuels de réduction de gaz à effet de serre que les pays ont pris sur une base volontaire. L’accord prévoit que ces objectifs soient révisés.

Selon les experts du Giec, pour rester sous 2°C, il faut que les émissions de gaz à effet de serre soient diminuées de 40 à 70 % d’ici 2050. Cela implique de se détourner progressivement des énergies fossiles (80 % des émissions de gaz à effet de serre), ce que l’accord ne dit pas explicitement.

Le texte indique seulement que les pays recherchent « un plafonnement des émissions dans les meilleures délais ».

Si les objectifs nationaux sont volontaires, les pays se sont engagés à rendre compte de leurs politiques climat et de leurs résultats et à faire des bilans collectifs des efforts mondiaux. L’organisation de ce processus doit encore être précisée. La transparence doit aussi s’appliquer à l’aide fournie par les pays riches aux plus pauvres.

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