Colombie : Mandat d’arrêt contre un baron de la prostitution israélien
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Colombie : Mandat d’arrêt contre un baron de la prostitution israélien

Assi Ben-Mosh est soupçonné d'être impliqué dans une cellule de trafic de mineures. 250 adolescentes âgées de 14 à 17 ans étaient forcées d'avoir des relations sexuelles

Capture d'écran d'une vidéo montrant le baron du crime présumé Assi Ben-Mosh, à droite, lors d'un vol après son expulsion de la Colombie (Capture d'écran : YouTube)
Capture d'écran d'une vidéo montrant le baron du crime présumé Assi Ben-Mosh, à droite, lors d'un vol après son expulsion de la Colombie (Capture d'écran : YouTube)

La Colombie a émis un mandat d’arrêt international contre un Israélien soupçonné d’être impliqué dans un réseau de prostitution impliquant des mineures, selon les médias locaux.

Le baron présumé du crime Assi Ben-Mosh avait été expulsé depuis la Colombie vers Israël au mois de novembre dernier pour avoir été à la tête d’un réseau de trafic de drogues et de prostitution dans le village de pêcheurs de Taganga.

Les autorités de Bogota soupçonnent néanmoins qu’il a été impliqué à distance dans une cellule de prostitution présumée démantelée lors de raids qui ont eu lieu la semaine dernière, ont fait savoir des articles parus dans les médias colombiens.

La police a ainsi arrêté 18 personnes au cours d’une opération à l’Hôtel Benjamin de Cartagena. Les suspects sont accusés d’avoir animé un réseau de prostitution, recrutant de jeunes filles de Colombie et du Venezuela qui étaient obligées de se prostituer, devenant des esclaves sexuelles.

Selon Reuters, plus de 250 adolescentes âgées de 14 à 17 ans étaient ainsi contraintes à avoir des relations sexuelles avec des locaux et avec des touristes.

Les autorités pensent qu’il existe un lien entre l’hôtel de Cartagena et l’hôtel de Ben-Mosh du même nom Taganga. Le mandat d’arrêt contre l’Israélien a été émis lundi.

Le président élu Ivan Duque a écrit sur Twitter que les responsables de ce réseau écoperaient de la plus forte sanction et il a promis de ne pas permettre au pays « de devenir une destination du tourisme sexuel ».

Le lien exact entre Ben-Mosh et les personnes arrêtées reste encore indéterminé. L’homme, qui a quitté Israël d’une manière encore peu claire, a été aperçu pour la dernière fois en Espagne, à Barcelone, selon le journal El Tiempo.

L’Israélien aurait dirigé un hôtel situé à proximité de la ville de Santa Marta, dans le nord de la Colombie, où il avait établi un réseau de trafic de stupéfiants et de prostitution.

L’Hôtel Benjamin, à Tanganga, était une attraction privilégiée pour de nombreux Israéliens lors de leurs voyages après leur service militaire, mais il était impopulaire pour les résidents locaux en raison de ce qui s’y déroulait. Les activités de l’Israélien couvraient également l’Equateur, le Brésil et le Mexique, ont fait savoir les médias locaux.

Lorsque l’ordre d’expulsion à son encontre avait été émis, Ben-Mosh et ses partenaires étaient soupçonnés de trafic de drogues, de forcer des mineures à se prostituer et d’évasion fiscale, avaient rapporté les médias en hébreu. Ben-Mosh avait tenté sans succès d’empêcher son expulsion depuis la Colombie, notamment en se portant candidat à un permis de résidence.

Il avait été interdit de séjour sur le territoire colombien pour dix ans à ce moment-là, selon les médias locaux.

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