Comment Israël a marqué la Journée mondiale des zones humides
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Comment Israël a marqué la Journée mondiale des zones humides

Un nouveau projet vise à aider les autorités locales à contrôler les populations de moustiques sans nuire à la riche biodiversité trouvée dans certains écosystèmes aquatiques

Un plan d'eau saisonnier qui se forme sous l'effet des chutes de pluie dans la forêt de Hadera, dans le nord d'Israël. (Crédit : Yaniv Cohen, INPA).
Un plan d'eau saisonnier qui se forme sous l'effet des chutes de pluie dans la forêt de Hadera, dans le nord d'Israël. (Crédit : Yaniv Cohen, INPA).

L’Autorité israélienne de la nature et des parcs et le ministère de la Protection environnementale ont marqué la Journée mondiale des zones humides qui a eu lieu mardi en publiant une carte de tous les plans d’eau du pays – lacs, ruisseaux, marais, étangs, ainsi que les réserves d’eau industrielles et les bassins d’eaux usées – en fonction de leur valeur écologique.

La carte a pour objectif d’aider les autorités locales à déterminer la meilleure manière de contrôler les populations de moustiques sans nuire à la biodiversité riche que présentent certains écosystèmes aquatiques.

Les réglementations du ministère sur le contrôle des populations de moustiques divisent les aires de reproduction de l’insecte en quatre catégories qui vont de « à haute valeur écologique » à « sans valeur écologique ».

La docteure Dana Milstein, qui s’occupe des habitats en zones humides au sein de l’Autorité de la nature et des parcs, explique que les environnements aquatiques qui se distinguent par des écosystèmes sains et actifs peuvent permettre de réguler les moustiques de manière naturelle par le biais des prédateurs – comme les insectes aquatiques, les poissons locaux et les amphibiens. En revanche, il faut davantage contrôler les sites où la pollution et/ou les destructions fournissent les conditions nécessaires à la prolifération des larves et des nymphes de moustiques.

La Journée mondiale des zones humides qui est parrainée par l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) vise à sensibiliser le public sur les habitats aquatiques. Le thème de cette année souligne l’importance des plans d’eaux et des environnements aquatiques qui sont sources d’eau potable, et appelle à ce qu’ils soient réhabilités au bénéfice de la nature et de l’espèce humaine.

Les terres saturées d’eau – que ce soit de manière permanente ou saisonnière – accueillent de nombreuses espèces de plantes et d’animaux. Les plans d’eau naturels aident à filtrer et à nettoyer l’eau avant qu’elle ne parte dans les nappes phréatiques et ils aident également à absorber les excédents de pluie, ce qui aide à prévenir les inondations.

Les zones humides, dans le monde entier, ont été endommagées ou détruites par les constructions, par le drainage pour l’agriculture, par les pesticides, par le rejet des eaux usées et des ordures et par l’invasion d’espèces étrangères, sans oublier le dérèglement climatique.

La Convention relative aux zones humides d’importance internationale a été adoptée à Ramsar il y a 46 ans, le 2 février 1971.

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