Commission d’enquête de l’ONU : Israël convoque l’envoyé des Philippines
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Commission d’enquête de l’ONU : Israël convoque l’envoyé des Philippines

Le directeur général adjoint pour l'Asie et le Pacifique a dit à l'ambassadeur, Macairog Alberto, que le vote de son pays équivalait à une récompense pour le Hamas

Drapeau des Philippines. (Domaine public)
Drapeau des Philippines. (Domaine public)

Le ministère des Affaires étrangères a convoqué dimanche l’ambassadeur des Philippines en Israël pour une « clarification » après que les Philippines ont voté la semaine dernière pour soutenir l’établissement d’une enquête illimitée dans le temps du Conseil des Droits de l’homme de l’ONU sur Israël.

Un communiqué indique que Gilad Cohen, le directeur général adjoint pour l’Asie et le Pacifique, a dit à l’ambassadeur, Macairog Alberto, que le vote était inacceptable pour Israël, et équivalait à une récompense pour le groupe terroriste palestinien du Hamas qui dirige de facto la bande de Gaza.

« Israël attend de pays amis comme les Philippines qu’ils ne soutiennent pas des propositions qui renforcent la terreur et qu’ils se tiennent à nos côtés en ce moment », a déclaré M. Cohen dans le communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a décidé jeudi de lancer une « commission d’enquête internationale indépendante et permanente » chargée d’examiner les atteintes au droit international humanitaire et aux droits de l’homme ayant abouti aux récentes tensions israélo-palestiniennes.

La résolution a été adoptée avec 24 voix pour, 9 contre et 14 absentions, lors d’une réunion extraordinaire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui avait été demandée par le Pakistan, en tant que coordinateur de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), et les autorités palestiniennes.

Résultat du vote au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU pour la création d’une « commission d’enquête internationale indépendante et permanente » chargée d’examiner les atteintes au droit international humanitaire et aux droits de l’homme ayant abouti aux récentes tensions israélo-palestiniennes (Crédit : capture d’écran Twitter)

L’ambassadrice d’Israël auprès de l’ONU à Genève Meirav Eilon Shahar avait rappelé que le groupe terroriste palestinien du Hamas avait « initié ce conflit », ajoutant qu’Israël « a tout fait pour désamorcer les tensions ».

« Vous ne pouvez pas être pro-palestinien si vous ne condamnez pas le Hamas », a-t-elle dit.

C’est en effet la première fois que le Conseil met sur pied une commission d’enquête avec un mandat sans durée fixée à l’avance.

Le mandat d’autres commissions, comme celle sur la Syrie, doit être renouvelé tous les ans.

Certains pays, comme la France (qui s’est abstenue), ont déploré que le mandat de la commission soit « trop large » et son objectif « trop indéterminé », mais la résolution a recueilli un large soutien auprès des pays africains et latino-américains.

Israël est en effet le seul pays avec un point fixe à l’ordre du jour de chaque session du Conseil, une des raisons pour lesquelles les Etats-Unis, sous la présidence de Donald Trump, avaient quitté l’organisation. Le nouveau président Joe Biden a fait revenir les Etats-Unis en tant que pays observateur.

Neuf des trente sessions extraordinaires organisées par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU depuis sa création en juin 2006 ont porté sur Israël.

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