Complotistes, pro-armes, néo-nazis, qui sont les émeutiers du Capitole ?
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Complotistes, pro-armes, néo-nazis, qui sont les émeutiers du Capitole ?

Mettre un nom sur les visages des partisans de Donald Trump, dopés par sa rhétorique au point de semer le chaos dans l'enceinte du Parlement américain

Jake Angeli, un partisan de Qanon connu pour ses peintures au visage et son chapeau à cornes, au Capitole américain le 6 janvier 2021 à Washington, DC (Crédit : SAUL LOEB / AFP)
Jake Angeli, un partisan de Qanon connu pour ses peintures au visage et son chapeau à cornes, au Capitole américain le 6 janvier 2021 à Washington, DC (Crédit : SAUL LOEB / AFP)

Leurs visages ont fait le tour du monde depuis leur intrusion au Capitole mercredi, photographiés les pieds sur le bureau d’une élue, paradant avec un drapeau confédéré ou assis au bureau du président du Sénat.

Qui sont ces partisans de Donald Trump, dopés par sa rhétorique au point de semer le chaos dans l’enceinte du Parlement américain ? Beaucoup ont désormais été identifiés, y compris la femme blessée mortellement dès le début des violences. Voici les principaux éléments recueillis sur chacun d’entre eux, pour la plupart très actifs sur les réseaux sociaux.

Richard Barnett, activiste pro-armes

Venu de l’Arkansas (sud), ce sexagénaire au fort accent du sud s’est invité dans le bureau de Nancy Pelosi, cheffe des démocrates à la Chambre des représentants.

C’est « mon bureau », a-t-il expliqué mercredi à la chaîne locale KFSM 5News. « Je suis un contribuable. Je suis un patriote. Ce n’est pas son bureau. On le lui a prêté. »

Connu localement pour animer un groupe Facebook pro-armes, 2A NWA STAND, Richard Barnett, surnommé « Bigo », a affirmé s’être retrouvé dans ce bureau presque par accident. « J’ai été poussé là », a-t-il dit, alors que « je cherchais les toilettes ».

Richard Barnett, un partisan du président américain Donald Trump, est assis dans le bureau de la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, au Capitole américain à Washington, DC, le 6 janvier 2021. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

Avant de partir, il a laissé un petit mot insultant à Nancy Pelosi. Aux dernières nouvelles, il était libre, même s’il pourrait être rapidement interpellé. « Est-ce que j’ai peur ? Non ! Mais la prison est une possibilité », a-t-il dit aux journalistes après sa sortie du bâtiment.

Jake Angeli, complotiste à la coiffe de bison

Torse nu, coiffe amérindienne avec cornes de bison, maquillage, le « guerrier spirituel » (« spiritual warrior »), tel qu’il se décrit lui-même, a aimanté photographes et caméras aux quatre coins du Capitole.

Originaire d’Arizona, ce trentenaire a déjà été aperçu à de nombreuses reprises lors de manifestations pro-Trump à Phoenix ces derniers mois, arborant systématiquement sa fameuse coiffe.

Des partisans du président américain Donald Trump, dont Jake Angeli, un partisan de Qanon connu pour ses peintures au visage et son chapeau à cornes, au Capitole américain le 6 janvier 2021 à Washington, DC (Crédit : SAUL LOEB / AFP)

Il se présente comme un « soldat numérique de QAnon », la mouvance complotiste dont Donald Trump est le héros et qui a vu l’intrusion de mercredi comme un triomphe.

« Nous sommes des patriotes, sur le front en Arizona, qui voulons amener notre énergie positive à (Washington) », écrivait-il dans un message posté en décembre sur le réseau social chéri des ultra-conservateurs Parler.

Adam Johnson, le voleur de pupitre

Surpris en train d’emporter le pupitre de Nancy Pelosi, le trentenaire au bonnet Trump a spontanément fait un signe amical au photographe, tout sourire.

Il a rapidement été identifié comme étant Adam Johnson, résident de Parrish, en Floride, selon la presse locale.

Un manifestant pro-Trump porte le lutrin de la Présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi, à travers la Rotonde du Capitole américain après qu’une foule pro-Trump ait pris d’assaut le bâtiment le 6 janvier 2021 à Washington, DC. (Crédit : Gagner McNamee/Getty Images/AFP)

Dans l’immédiat, c’est davantage sa femme, médecin, qui a fait les frais de l’effraction, inondée de messages sarcastiques sur les nombreux sites sur lesquels elle est référencée.

Ashli Babbitt, ancienne de l’armée de l’air, tuée au Capitole

Elle a été la première victime connue de ces violences : alors qu’elle tentait de passer à travers une fenêtre brisée dans un couloir du Congrès, la trentenaire a reçu, à bout portant, une balle tirée par un policier du Capitole. Elle a succombé plus tard à ses blessures.

Active sur les réseaux sociaux, complotiste, cette Californienne « libertarienne », selon son compte Twitter, voyait le déferlement des partisans de Donald Trump sur Washington comme une « tempête », qui allait faire passer le pays « de l’obscurité à la lumière ».

A LIRE – Émeutes au Capitole américain : Le guide des symboles de la haine

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