Conseiller d’Abbas : chasser le Hamas du pouvoir à Gaza est un devoir religieux
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Conseiller d’Abbas : chasser le Hamas du pouvoir à Gaza est un devoir religieux

"Après, nous pourrons tous libérer Jérusalem", a expliqué Mahmoud al-Habash, conseiller pour les affaires religieuses du président de l'Autorité palestinienne

Le ministre des Affaires religieuses de l'Autorité palestinienne, Mahmoud al-Habash. (Crédit : Issam Rinawi/Flash90)
Le ministre des Affaires religieuses de l'Autorité palestinienne, Mahmoud al-Habash. (Crédit : Issam Rinawi/Flash90)

Un haut-responsable palestinien basé à Ramallah a déclaré vendredi que mettre un terme à la gouvernance du Hamas dans la bande de Gaza était « un devoir religieux ».

Mahmoud al-Habash, conseiller aux affaires religieuses du président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas, a tenu ces propos durant les prières du vendredi dans une mosquée de Cisjordanie, en présence de plusieurs responsables de l’AP.

« Avant aujourd’hui, nous avons déjà dit… que mettre un terme à la gouvernance par l’entité du Hamas de la bande de Gaza est un devoir religieux et une nécessité nationale », a commenté Habash. « J’insiste là-dessus et je le dis jour et nuit : Oui, c’est un devoir religieux de libérer la bande de Gaza du Hamas ».

Le Hamas, un groupe terroriste islamiste qui cherche à détruire Israël, contrôle Gaza depuis qu’il s’est saisi de l’enclave côtière qui se trouvait alors entre les mains de l’Autorité palestinienne, dominée par le Fatah, lors d’un coup d’état en 2007.

Des membres de la branche militaire du groupe terroriste du Hamas assistent aux funérailles de six de ses combattants dans un cimetière du camp de réfugiés de Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 6 mai 2018. (Rahim Khatib / Flash90)

Au cours des dernières années, le Fatah et le Hamas ont signé un certain nombre d’accords, notamment une convention négociée par l’Egypte au mois d’octobre 2017, visant à réunir Gaza sous un seul gouvernement et à faire avancer les efforts de réconciliation entre les factions rivales. Ces dernières ont échoué à la mettre en oeuvre.

Une question majeure de désaccord entre le Fatah et le Hamas porte sur l’armement des groupes armés à Gaza. Abbas, qui est aussi président du Fatah, a demandé que toutes les armes passent sous le contrôle de l’AP. Les chefs du Hamas, pour leur part, ont défendu le « droit » de ces mouvements à posséder des armes, ajoutant qu’ils ne souhaitaient pas les rendre.

Habash a ajouté que mettre un terme à la gouvernance du groupe terroriste à Gaza était nécessaire « de manière à ce qu’après, nous puissions tous libérer Jérusalem ».

Les leaders palestiniens basés à Ramallah soutiennent depuis longtemps l’établissement d’un État palestinien le long des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. Israël considère pour sa part Jérusalem comme sa capitale indivisible.

Habash, ancien ministre des biens religieux et ancien habitant de Gaza, est connu comme l’un des critiques les plus durs et les plus féroces du Hamas.

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