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Coronavirus : l’UE appelle à une aide internationale en faveur de l’Iran

L'Union veut envoyer 20 millions d'euros d'aide à l'Iran où le Covid-19 a provoqué, selon un bilan officiel lundi, la mort de 1 812 personnes

Le ministre iranien des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif (à droite) accueille le Haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité Josep Borrell, dans la capitale Téhéran, le 3 février 2020. (Atta Kenare/AFP)
Le ministre iranien des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif (à droite) accueille le Haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité Josep Borrell, dans la capitale Téhéran, le 3 février 2020. (Atta Kenare/AFP)

L’Union européenne a appelé lundi la communauté internationale à envoyer de l’aide humanitaire à l’Iran, l’un des pays les plus touchés par la pandémie du coronavirus, assurant que cette aide ne violerait pas les sanctions imposées par Washington.

L’Union veut envoyer 20 millions d’euros d’aide à l’Iran où le Covid-19 a provoqué, selon un bilan officiel lundi, la mort de 1 812 personnes tandis que le nombre de cas déclarés a grimpé à 23 049.

Le chef de la diplomatie européenne, l’Espagnol Josep Borrell, a souligné que l’UE soutiendrait les demandes de financements du Fonds Monétaire International (FMI) soumises par l’Iran et le Venezuela, pays également visé par des sanctions américaines.

« Nous allons soutenir cette demande, car ces pays sont dans une situation très difficile, principalement due aux sanctions américaines qui les privent de revenus sur la vente de leur pétrole », a déclaré Josep Borrell à l’issue d’une visioconférence avec les ministres des Affaires étrangères de l’UE.

Selon le responsable européen, l’alimentation, les médicaments et les équipements médicaux ne sont pas concernés par les sanctions américaines.

« Cela doit être réaffirmé car beaucoup pensent que s’ils participent à cette aide humanitaire, ils pourraient être sanctionnés », a ajouté Josep Borrell.

L’Iran est devenu un important sujet de divergence entre les Européens et les Américains depuis que le président Donald Trump a retiré en 2018 les Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire, censé empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique, jugeant qu’il n’était pas assez contraignant.

Les Européens veulent au contraire sauver cet accord.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a accusé lundi le guide suprême iranien, qui a rejeté l’aide des Etats-Unis face au nouveau coronavirus, de « mentir » et de délaisser les Iraniens au profit de « l’idéologie » et des « théories du complot ».

Il a aussi indiqué n’être pas favorable à l’octroi d’une facilité de crédit du FMI à Téhéran afin de lui permettre de faire face à l’épidémie. Washington a un droit de veto en la matière.

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