Coronavirus : plus de 1 800 voyageurs israéliens encore bloqués à l’étranger
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Coronavirus : plus de 1 800 voyageurs israéliens encore bloqués à l’étranger

Le ministère des Affaires étrangères s'active pour les rapatrier et a précisé que beaucoup d'entre eux étaient bloqués en Thaïlande, en Nouvelle-Zélande et en Australie

Un routard israélien débarque d'un vol El Al en provenance de Lima, Pérou, à l'aéroport Ben Gurion de Tel Aviv, mars 2020 (Sivan Farage)
Un routard israélien débarque d'un vol El Al en provenance de Lima, Pérou, à l'aéroport Ben Gurion de Tel Aviv, mars 2020 (Sivan Farage)

Lundi, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que 1 863 voyageurs israéliens étaient encore bloqués à l’étranger à cause de l’épidémie de Covid-19. Le ministère s’active pour les rapatrier. Beaucoup d’entre eux se trouvent en Thaïlande, en Nouvelle-Zélande et en Australie.

Israël a affrété des vols spéciaux au Pérou, au Costa Rica, au Brésil, en Australie et dans d’autres pays afin de rapatrier les voyageurs. En effet, beaucoup d’Israéliens se sont retrouvés coincés à l’étranger alors que les compagnies aériennes ont interrompu de nombreuses liaisons et que des pays ont fermé leur espace aérien pour limiter la propagation du coronavirus très contagieux.

Selon le ministère, 200 Israéliens se trouvent en Thaïlande, 179 en Australie, 164 en Nouvelle-Zélande, 144 en Argentine, 74 en Ukraine, 63 au Mexique, 63 en Jordanie, 55 aux Philippines, 51 en Inde, 31 en Colombie et 18 au Brésil.

Parmi les Israéliens bloqués en Nouvelle-Zélande, une médecin qui participait à une conférence à Auckland, et dont le vol du 12 mars a été annulé. S’exprimant sur la Douzième chaîne, Sveta Lipschitz a supplié le gouvernement israélien d’affréter un vol pour rapatrier les Israéliens coincés dans ce pays à l’autre bout du monde.

« Ce n’est pas possible que moi, avec beaucoup d’autres Israéliens en Nouvelle-Zélande, ne soyons pas rapatriés, alors que d’autres voyageurs au Pérou et en Australie ont été rapatriés, gratuitement », s’est-elle indignée sur la chaîne.

Dans le même temps, l’ambassade israélienne en Argentine essayait de trouver assez de passagers pour remplir un avion afin de rapatrier les ressortissants actuellement coincés dans le pays. Prévu pour samedi, le vol d’Ethiopian Airlines aurait besoin d’un minimum de 60 passagers, mais il n’en a pas encore assez. L’enregistrement pour le vol se termine mercredi.

Des centaines de randonneurs israéliens à bord d’un El Al Dreamlimer les emmenant de Lima, au Pérou, à Tel Aviv, en mars 2020. (Sivan Farage)

« Nous appelons tous les Israéliens actuellement en Argentine à s’enregistrer maintenant, car nous ne savons pas quand il y aura un autre vol. Pour le moment, il n’y a aucun vol de rapatriement prévu par El Al », a déclaré Galit Ronen, ambassadeur d’Israël en Argentine à la JTA.

Le vol partirait de Buenos Aires vers le Brésil puis l’Éthiopie et Israël. Le billet coûte 1 722 euros. Les Israéliens en Argentine sont invités à envoyer un mail à l’adresse ethiopian.argentina@aviareps.com avec l’objet « Repatriation to TLV » (rapatriement à Tel Aviv).

L’Argentine est en confinement « préventif et obligatoire » du fait du Covid-19 depuis le 20 mars et au moins jusqu’au 12 avril. Il n’y a aucune information sur une éventuelle reprise des vols internationaux.

De leur côté, des touristes russes ont dormi dans l’aéroport Ben Gurion pendant quatre jours après que leur vol a été annulé la semaine dernière et non reprogrammé, selon la chaîne publique Kan. Certains passagers se sont depuis rabattus sur des hôtels ou sont logés chez des proches. Ils n’ont pas encore de date de retour prévue.

Lundi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est entretenu avec le président russe Vladimir Poutine. Les deux dirigeants « se sont accordés pour autoriser des vols entre la Russie et Israël afin de permettre aux citoyens des deux pays de rentrer chez eux », selon le bureau du Netanyahu.

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