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COVID : 1 500 Israéliens auraient refusé le traitement par anticorps

Selon une caisse de santé, 10 personnes seraient décédées après avoir refusé le Regeneron ; le médicament est proposé gratuitement depuis septembre, en priorité aux non vaccinés

Des membres de l'équipe de l'hôpital Shaare Zedek dans le service des coronavirus de l'hôpital Shaare Zedek à Jérusalem, le 11 janvier 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des membres de l'équipe de l'hôpital Shaare Zedek dans le service des coronavirus de l'hôpital Shaare Zedek à Jérusalem, le 11 janvier 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Au moins 10 personnes et peut-être des dizaines d’autres sont décédées après avoir refusé un traitement anti-COVID-19 qui aurait pu leur sauver la vie, a rapporté la Douzième chaîne dimanche.

La caisse de santé Meuhedet, le troisième plus grand fournisseur de soins de santé d’Israël, qui compte plus d’un million de personnes sur une population totale de 9,5 millions d’habitants, a indiqué que 10 patients qui avaient refusé le traitement étaient morts des suites du COVID.

Les trois autres caisses de santé du pays n’ont pas précisé combien de personnes, selon elles, étaient décédées après avoir refusé le traitement, mais la Douzième chaîne a indiqué que 1 500 patients supplémentaires avaient refusé l’injection sous-cutanée d’anticorps synthétiques de Regeneron.

La Douzième chaîne a calculé, sans expliquer sa méthodologie, que sur cette base, il pourrait y avoir environ 120 personnes en Israël qui sont mortes après avoir refusé un traitement qui aurait pu leur sauver la vie.

Une dose d’anticorps monoclonaux Regeneron dans un hôpital de Fort Lauderdale, en Floride, le 19 août 2021. (Crédit : Joe Cavaretta/ South Florida Sun-Sentinel via AP, File)

Le reportage ne dit pas s’il existe une relation entre le statut vaccinal des individus et leur attitude à l’égard du traitement, et ne donne pas non plus de période pour laquelle ces décès ou refus du médicament ont été signalés.

Le reportage ne précise pas non plus combien de personnes ont vu leur état s’aggraver et ont dû être hospitalisées après avoir refusé le traitement.

En septembre, Israël a commencé à administrer à grande échelle le traitement par anticorps Regeneron aux patients atteints du COVID-19 qui risquaient de développer une maladie grave, en donnant la priorité aux personnes non vaccinées, dont l’état était plus susceptible de se détériorer.

À cette époque, le variant virulent Delta était la souche dominante en Israël.

Selon les premiers rapports publiés au moment de l’introduction du traitement, la caisse de santé Meuhedet, qui a proposé le médicament gratuitement alors que les patients ne présentaient encore que des symptômes légers, a constaté que les personnes non vaccinées étaient plus susceptibles de le refuser, tandis que celles qui avaient reçu le vaccin l’acceptaient.

Le Paxlovid, médicament anti-COVID des laboratoires Pfizer. (Autorisation)

Le médicament Regeneron a été administré au président américain de l’époque, Donald Trump, lorsqu’il était atteint du COVID-19 en 2020.

La semaine dernière, environ une personne sur trois en Israël à qui l’on a proposé le comprimé anti-COVID-19 de Pfizer, le Paxlovid, a également refusé de prendre le médicament. Israël a commencé à proposer ces comprimés contre le coronavirus aux patients à risque au début du mois. Les tests ont montré que le Paxlovid est très efficace pour empêcher les formes graves de la maladie

Selon la Douzième chaîne, environ 1 000 personnes ont commencé à prendre la pilule. Mais quelque 400 patients éligibles ont refusé de la prendre. En raison d’un approvisionnement initial limité, seuls les patients considérés comme à haut risque peuvent actuellement obtenir ce comprimé.

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