COVID-19: Des enseignants non-juifs en grève dans une école haredi à Anvers
Rechercher

COVID-19: Des enseignants non-juifs en grève dans une école haredi à Anvers

Les enseignants de l'école pour filles de l'institut Jesode Hatora Beth Jacob cessent le travail, citant l'échec de certains parents à faire dépister leurs enfants à la COVID-19

Des employés du secteur de la santé attendent pour faire passer des tests de dépistage rhinopharyngés dans une unité de tests au coronavirus mobile de la ville d'Anvers, en Belgique, le 20 octobre 2020. (Crédit : AP Photo/Virginia Mayo)
Des employés du secteur de la santé attendent pour faire passer des tests de dépistage rhinopharyngés dans une unité de tests au coronavirus mobile de la ville d'Anvers, en Belgique, le 20 octobre 2020. (Crédit : AP Photo/Virginia Mayo)

JTA — Le personnel enseignant non-juif d’une école ultra-orthodoxe d’Anvers, en Belgique, s’est mis en grève, évoquant l’échec de certains parents à faire dépister leurs enfants au coronavirus pour satisfaire le vœu exprimé par les professeurs.

La plus grande partie des personnels non-juifs de l’école pour filles de l’institution Jesode Hatora Beth Jacob a arrêté le travail mercredi dernier, a fait savoir la Gazet van Antwerpen dans son édition de vendredi.

Ces professeurs sont chargés de l’enseignement du tronc commun obligatoire défini par l’Etat belge. Ce sont des professeurs juifs qui prennent en charge les études juives.

La grève a été entraînée par l’incapacité de certains parents à se conformer aux directives du ministère de l’Education, qui demandent de réaliser deux tests à tous les élèves préalablement à un retour en classe.

Un père ultra-orthodoxe emmène ses enfants à l’école Jesode Hatorah d’Anvers (Photo d’illustration : Cnaan Liphshiz/JTA)

Ce seuil de deux résultats négatifs se trouve à la base d’un compromis qui a permis de faciliter le retour des élèves dans les écoles primaires, le 4 janvier, dans la région flamande de la Belgique où se trouve Anvers.

Des dizaines d’élèves de Jesode Hatora ont été testés positifs au virus, ces dernières semaines, et cela a été également le cas de certains enseignants.

Nico Horemans, directeur du personnel non-juif, a regretté le mouvement de grève mais il en a « compris » les raisons, a précisé la Gazet. Il a également déclaré qu’il n’y avait aucun motif légal d’empêcher les élèves sans les deux tests négatifs d’entrer dans les écoles.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...