Covid-19: des singes vaccinés ou infectés semblent développer une immunité
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Covid-19: des singes vaccinés ou infectés semblent développer une immunité

Les singes ont développé des anticorps leur permettant d'être protégés contre une nouvelle infection, selon 2 études "prometteuses" malgré les différences entre macaques et humains

Illustration : Un singe utilisé pour une expérimentation dans un laboratoire de l'hôpital  Hadassh Ein Karem Hospital à Jérusalem, le 22 juillet 2003 (Crédit : Flash90)
Illustration : Un singe utilisé pour une expérimentation dans un laboratoire de l'hôpital Hadassh Ein Karem Hospital à Jérusalem, le 22 juillet 2003 (Crédit : Flash90)

Des singes vaccinés ou infectés par le nouveau coronavirus ont développé des anticorps leur permettant d’être protégés contre une nouvelle infection, selon deux études « prometteuses » malgré les grandes différences entre les macaques et les humains, publiées mercredi par le journal Science.

« Nos découvertes accroissent l’optimisme qu’il sera possible de développer des vaccins contre le Covid-19 », a souligné dans un communiqué Dan H. Barouch, le chercheur qui a mené les deux études au Beth Israel Deaconess Medical Center (BIDMC), à Boston.

« De nouvelles recherches seront nécessaires pour répondre aux questions importantes sur la durée de la protection » ainsi que les spécificités de vaccins contre le SARS-CoV-2 développés pour les humains, précise-t-il, tandis que la pandémie a déjà fait plus de 325.000 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine.

Ces études, « parmi les premières à démontrer que des primates non-humains peuvent développer une immunité protectrice contre le SARS-CoV-2, sont prometteuses », a salué la revue scientifique Science.

Dans la première étude, neuf macaques adultes ont été infectés par un virus SARS-CoV-2. Après s’en être remis, ils ont été soumis à une seconde infection 35 jours plus tard. Tous n’ont alors montré que « peu ou pas de symptômes ».

« Ces donnés indiquent qu’une infection au SARS-CoV-2 a provoqué une immunité protectrice » chez les macaques, concluent ses auteurs tout en soulignant les « différences importantes » dans la contagion au coronavirus chez les macaques et les humains.

Dans la seconde étude, les chercheurs ont donné des vaccins expérimentaux à 35 macaques adultes.

Lorsque ces singes ont été infectés par voie nasale par le SARS-CoV-2 six semaines plus tard, « ils présentaient des niveaux d’anticorps dans le sang suffisant pour neutraliser le virus en deux semaines », souligne Science.

Ces niveaux étaient semblables à ceux détectés chez les humains en voie de rétablissement après avoir été contaminés par le nouveau coronavirus, d’après les chercheurs.

« Ce sont des études très encourageantes », a réagi Lawrence Young, un chercheur à l’université de Warwick qui n’a pas participé aux travaux.

Mais les infections au nouveau coronavirus « seraient différentes chez les humains, notamment la capacité du virus à infecter de nombreux autres tissus et cellules chez les humains. Les réponses immunitaires seraient aussi très différentes », met-il en garde.

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