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COVID-19 en Israël : 1 263 cas graves – un nouveau record

Si le taux de transmission baisse, le taux de positivité est au plus haut depuis le début de la pandémie ; les cas critiques touchent davantage les non-vaccinés

Des employés de l'hôpital Ziv en combinaison de protection dans l'unité coronavirus de l'hôpital à Safed, le 1er février 2022. (Crédit : David Cohen/Flash90)
Des employés de l'hôpital Ziv en combinaison de protection dans l'unité coronavirus de l'hôpital à Safed, le 1er février 2022. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Le nombre de personnes hospitalisées dans un état grave des suites de complications de la COVID-19 a continué à augmenter dimanche, atteignant les 1 263. C’est le chiffre le plus élevé enregistré depuis le début de la pandémie, selon de nouvelles données du ministère de la Santé.

Avant d’atteindre les 1 229, samedi, le nombre le plus important de cas graves remontait au mois de janvier 2021, avec 1 193 Israéliens qui étaient alors pris en charge dans un état critique du coronavirus. Ce chiffre n’a cessé de grimper régulièrement depuis la fin décembre – il y avait alors seulement 75 cas graves à cette période-là – avec l’apparition du variant Omicron, très contagieux.

Le ministère a indiqué que les cas graves étaient beaucoup plus communs parmi les citoyens non-vaccinés : Chez ceux de 60 ans et plus, il y a 415,6 cas graves par 100 000 personnes contre 35,9 pour 100 000 personnes du côté des Israéliens vaccinés.

Environ 37 985 nouveaux cas ont été diagnostiqués samedi, avec un taux de positivité de 28,79 % – ce qui est aussi le taux le plus important depuis le début de la pandémie. Selon les experts, le nombre de cas réels est probablement bien plus élevé et les tests de dépistage sont aussi limités pendant le week-end. Samedi, ce sont plus de 146 000 tests PCR et antigéniques qui ont été effectués contre environ 400 000 tests quotidiens il y a une semaine.

Au total, ce sont 2 888 personnes qui sont hospitalisées et 366 se trouvent dans un état critique, selon les données du ministère.

Le taux de transmission (qui mesure le nombre moyen d’individus infectés par un seul porteur confirmé du coronavirus) continue à baisser, à 0,86.

Le taux de transmission se base sur des données remontant à dix jours et toute valeur en dessous de 1 indique que l’épidémie régresse. Au mois de décembre, ce taux – le R-0, ou « taux de reproduction de base » – était passé à 2,12 mais il est en déclin depuis.

Depuis le début de la pandémie, ce sont 9 139 personnes qui ont succombé à une forme grave du coronavirus en Israël – au moins 41 nouveaux décès ont été enregistrés ce week-end et de nouvelles données font état de dizaines de morts de plus que les chiffres initialement avancés concernant ces dernières semaines. Selon les données du ministère, 299 sont mortes de complications de la COVID-19, la semaine dernière.

Le responsable de la lutte contre le coronavirus dans le pays, Salman Zarka, a déclaré à la chaîne Kan, dimanche matin, que l’épidémie était actuellement stable en Israël, citant le taux de transmission faible. Il a toutefois ajouté que « nous ne sommes pas encore à la fin de cette vague ».

Le responsable de la lutte contre le coronavirus Salman Zarka pendant une conférence de presse près de Tel Aviv, le 9 novembre 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Néanmoins et dès lundi, les Israéliens n’auront plus besoin de présenter leur Passe vert – accordé aux citoyens vaccinés, guéris du coronavirus ou en mesure de montrer un résultat négatif récent de test de dépistage – pour entrer dans les restaurants, dans les cinémas, dans les clubs de gym ou dans les hôtels.

Un nouveau Passe vert réactualisé sera valable pour tous les citoyens en rémission de la maladie ou ayant bénéficié de deux doses de vaccin au cours des quatre derniers mois, ainsi que pour tous ceux qui ont reçu trois ou quatre doses de vaccin, plus généralement, depuis le commencement de la crise.

Un Passe vert valide sera encore nécessaire pour entrer dans les espaces clos où le risque d’infection est élevé – comme dans les salles de réception et les boîtes de nuit.

Le directeur-général du ministère de la Santé, Nachman Ash, a déclaré que la décision d’annuler le Passe vert dans de nombreuses circonstances était due à son manque « d’efficacité ».

« Parce qu’Omicron infecte également les personnes vaccinées, le Passe vert a perdu de son efficacité dans la majorité des cas et nous avons décidé de restreindre son usage en ne l’appliquant que dans les lieux où le risque est particulièrement élevé. Ce qui entre dans la tendance de notre tentative de vivre avec le virus », a-t-il déclaré au micro de la radio militaire.

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