Covid-19 : Inquiétude sur le sort d’un Autrichien détenu en Iran
Rechercher

Covid-19 : Inquiétude sur le sort d’un Autrichien détenu en Iran

Massud Mossaheb, accusé d'espionnage pour Israël et l'Allemagne, présente des symptômes du Covid-19, s'est vu refuser un test

Illustration. Un prisonnier derrière des barreaux. (sakhorn38 / iStock via Getty images)
Illustration. Un prisonnier derrière des barreaux. (sakhorn38 / iStock via Getty images)

Un citoyen autrichien d’origine iranienne, âgé de 74 ans et détenu en Iran pour espionnage et présentant des symptômes du Covid-19, s’est vu refuser un test, a déclaré mardi sa fille qui craint pour sa vie.

« Il a commencé à avoir de la fièvre jeudi, mais il n’a pas le suivi médical dont il aurait besoin et on lui a refusé un test du Covid-19 », a dit Fanak Mani, fille de Massud Mossaheb, détenu à la tristement célèbre prison Evin de Téhéran, située sur les hauteurs de la capitale.

Massud Mossaheb a été arrêté en janvier 2019 lors d’un déplacement en Iran avec une délégation d’un centre de recherche autrichien. En août il a été accusé d’espionnage pour Israël et l’Allemagne, et condamné à dix ans de prison.

« Chaque fois que nous lui parlons nous pensons que c’est la dernière fois : c’est un homme de 74 ans très malade qui pourrait bien ne pas survivre », a ajouté Fanak Mani.

Massud Mossaheb se trouve dans une cellule avec six autres personnes, a-t-elle expliqué, dont Kamran Ghaderi, 56 ans, un autre Autrichien d’origine iranienne également accusé d’espionnage, qui aurait aussi des symptômes du Covid-19, selon sa famille.

Les familles des deux prisonniers demandent leur libération ou tout du moins qu’il puissent avoir un suivi médical.

L’Autriche « a de façon répétée insisté sur la nécessité de leur octroyer une permission, étant donné le risque élevé qu’ils ont d’être infectés par le Civid-19 en détention », a souligné dans une déclaration écrite à l’AFP Johannes Aigner, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

L’Iran, qui a passé officiellement début décembre la barre symbolique d’un million de personnes contaminées par le Covid-19, ne reconnaît pas la double nationalité, ce qui limite toute intervention des pays concernés.

Le cas de ces Autrichiens accusés d’espionnage rappellent d’autres cas similaires.

La chercheuse australo-britannique Kylie Moore-Gilbert, condamnée pour espionnage au profit d’Israël, a été libérée en novembre après deux ans de détention « traumatisante » en Iran, dans le cadre d’un échange de prisonniers avec trois Iraniens liés à un projet d’attentat à Bangkok.

La pendaison en Iran la semaine dernière d’un opposant, Rouhollah Zam, a provoqué un tollé dans le monde, plusieurs gouvernements occidentaux accusant Téhéran de l’avoir kidnappé à l’étranger afin de le juger.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...