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COVID-19 : Les nouveaux cas graves diminuent, mais la prudence reste de mise

Salman Zarka affirme qu’il est trop tôt pour assouplir les restrictions; le ministère de la Santé envisagerait d’annuler le port des masques après la cinquième vague

Des membres de l'équipe de l'hôpital Shaare Zedek dans le service des coronavirus de l'hôpital Shaare Zedek à Jérusalem, le 11 janvier 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des membres de l'équipe de l'hôpital Shaare Zedek dans le service des coronavirus de l'hôpital Shaare Zedek à Jérusalem, le 11 janvier 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Une baisse du nombre de personnes nouvellement définies comme gravement malades du COVID-19 a été enregistrée dimanche, selon les données du ministère de la Santé, mais Salman Zarka, le responsable en charge de la lutte contre le coronavirus exhorte à la prudence malgré la baisse des chiffres.

Quelque 99 patients ont été récemment classés en état grave samedi, le nombre le plus bas depuis le 15 janvier, où 96 patients en état grave ont été diagnostiqués.

Le nombre total de patients en état grave était de 1 057 dimanche matin, dont 269 sont actuellement sous respirateur.

Selon le ministère de la Santé, quelque 18 020 nouveaux cas de COVID-19 ont été diagnostiqués en Israël samedi, avec un taux de dépistage positif de 26,12 %.

Le responsable en charge de la lutte contre le coronavirus, Salman Zarka, assiste à une conférence de presse sur le coronavirus, à Jérusalem, le 29 août 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Bien que inférieur aux 22 375 nouveaux cas diagnostiqués vendredi, ce nombre reflète une baisse du nombre de tests habituellement réalisés le samedi. Un peu plus de 76 000 échantillons ont été prélevés, comparativement à quelque 100 000 la veille.

Le bilan s’élève à présent à 9 466 décès.

Malgré la baisse du nombre de nouveaux cas, et un sentiment d’optimisme partagé par certains experts de la santé ces derniers jours, Zarka a exprimé dimanche matin une approche plus prudente.

« Il est encore trop tôt pour dire que la cinquième vague est derrière nous », a-t-il déclaré à la chaîne publique Kan.

En réponse aux rapports selon lesquels le ministère de la Santé envisageait une série de mesures pour assouplir les restrictions liées au COVID-19, y compris la levée de l’obligation de porter un masque à l’intérieur, Zarka a déclaré que de telles décisions ne devraient pas encore être prises.

Des personnes marchent avec des masques de protection dans la rue Jaffa à Jérusalem, le 29 décembre 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

« Nous constatons une baisse, mais les chiffres [de cas] sont encore élevés, a-t-il dit. Il faudra encore du temps avant que nous puissions dire que la cinquième vague est derrière nous. »

Zarka fait remarquer que le sous-variant BA.2 d’Omicron « a créé une vague à l’intérieur d’une vague » et a ralenti le taux décroissant de nouveaux cas, ce qui soulève l’incertitude quant à l’avenir, même lorsque la cinquième vague sera terminée.

« Le virus nous a appris qu’il peut rapidement créer de nouveaux variants », a-t-il dit. « Même lorsque la cinquième vague sera terminée, nous ne pourrons jamais revenir à la vie que nous avions auparavant. »

Eran Segal (Autorisation)

Le professeur Eran Segal, un éminent conseiller du gouvernement sur la politique relative au COVID-19, a déclaré samedi qu’Israël verrait probablement au cours de la semaine moins de 1 000 patients hospitalisés dans un état grave pour coronavirus.

« Nous estimons que les infections continueront de diminuer… et la semaine prochaine, nous pourrions avoir 10 000 ou 20 000 cas par jour… et d’ici la fin de la semaine prochaine, nous aurons moins de 1 000 cas graves dans les hôpitaux, probablement environ 800 », a déclaré M. Segal à la Douzième chaîne.

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