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COVID-19 : Les sites de dépistage débordés au lendemain de Yom Kippour

Le nombre d'Israéliens dans un état grave suite à des complications du coronavirus ne change guère tandis que le taux de positivité repart légèrement à la hausse

Un employé du Magen David Adom dépiste un enfant au coronavirus à Katsrin, sur le plateau du Golan, le 15 septembre 2021. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)
Un employé du Magen David Adom dépiste un enfant au coronavirus à Katsrin, sur le plateau du Golan, le 15 septembre 2021. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

Les centres de dépistage au coronavirus ont été pris d’assaut vendredi, au lendemain de Yom Kippour où ces structures ont très largement baissé le rideau pour ce jour le plus saint du calendrier juif.

Dans tout le pays, les résidents ont fait état de longues files et de non moins longues heures d’attente dans les centres de dépistage placés sous l’autorité du Commandement intérieur de l’armée israélienne – qui avaient fermé mercredi dans l’après-midi et qui n’ont rouvert que vendredi matin. Plusieurs centres devraient rester ouverts à une heure avancée de la soirée pour pouvoir accueillir le public. Vendredi à 10 heures du matin, plus de 20 000 personnes avaient d’ores et déjà été testées. Les centres de dépistage de l’armée avaient levé le rideau à 8 heures, soit deux heures seulement auparavant.

Le Commandement intérieur a fait savoir, vendredi matin, qu’en raison de la sur-affluence, les citoyens devaient « examiner la possibilité de se faire dépister par l’une de leurs caisses d’assurance-maladie ».

Plusieurs d’entre elles ont proposé – de manière limitée – des tests de dépistage dès jeudi soir, à la fin de Yom Kippour. Il devrait y avoir une recrudescence des candidats au dépistage de la part des personnes souhaitant mettre un terme à leur quarantaine ou de la part des parents désireux d’amener leurs enfants non-vaccinés dans des espaces régis par le système du « Passe vert ». Ces sites étaient fermés depuis plus de 30 heures.

Selon les statistiques du ministère de la Santé, seulement 54 000 tests ont été effectués jeudi pendant toute la journée – un chiffre à comparer avec les 150 000 tests qui ont été réalisés mercredi et aux 174 000 tests approximativement répertoriés mardi. Plus de 186 000 tests ont été faits lundi. 3 171 nouveaux cas ont été enregistrés chez ceux qui ont fait un test jeudi, avec un taux de positivité de 6,33 % – ce qui est légèrement supérieur au pourcentage qui a été enregistré pendant la semaine.

Ce vendredi, il y a 83 497 cas actifs de coronavirus dans le pays. 1 097 personnes sont actuellement hospitalisées dont 658 dans un état grave. 182 personnes sont placées sous respirateur. Le nombre de cas graves a quelque peu baissé depuis dimanche, où 709 personnes étaient à l’hôpital suite à des complications de la COVID-19. Mais il a aussi légèrement augmenté depuis mercredi, où 649 personnes étaient prises en charge dans les unités accueillant les malades du coronavirus.

De la même manière, les vaccinations ont largement diminué à Yom Kippour. 2 482 personnes seulement ont reçu une dose de vaccin dans la journée de jeudi contre 93 000 jeudi dernier. Vendredi matin, 2 984 903 Israéliens – soit 32 % de la population – avaient reçu une injection de rappel et 6 056 358 personnes – 65 % de la population – avaient bénéficié d’au moins une dose de vaccin.

Une Israélienne se fait vacciner contre la COVID-19 dans un centre de vaccination de la caisse d’assurance-maladie de la Clalit à Jérusalem, le 9 septembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Les centres de dépistage avaient aussi largement été débordés lors de Rosh HaShana, la semaine dernière. Un grand nombre d’entre eux avaient fermé leurs portes pendant la fête.

Le lendemain de la fête de Rosh HaShana, le Premier ministre Naftali Bennett avait promis de s’attaquer au problème des longues files d’attente devant les centres.

« J’ai conscience de l’ampleur de l’affluence dans les structures de dépistage et je surveille moi-même les informations données sur la très longue attente », avait-il déclaré la semaine dernière. « Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz et moi-même œuvrons ensemble à trouver une solution. »

Bennett avait ajouté que l’État juif célébrait les Grandes fêtes « en famille, sans confinement, avec les enfants à l’école et avec une économie ouverte. C’est un effort considérable qui exige de l’unité de notre part et de la patience de votre part, à vous, le public ».

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