COVID-19 : Plus de 500 000 requins pourraient être tués pour un vaccin
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COVID-19 : Plus de 500 000 requins pourraient être tués pour un vaccin

Selon les experts, au moins 5 vaccins en cours de développement utilisent le squalène, une substance produite par les requins - espèce en péril qui en subira les conséquences

Des requins en mer Méditerranée, au large de Hadera, au nord de Tel Aviv, le 23 janvier 2017. (Crédit : Jack Guez/AFP)
Des requins en mer Méditerranée, au large de Hadera, au nord de Tel Aviv, le 23 janvier 2017. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Les activistes mettent en garde : Les requins, selon eux, pourraient devenir des victimes indirectes de la pandémie de coronavirus parce qu’au moins cinq des vaccins anti-COVID-19, qui sont actuellement en cours de développement, contiennent du squalène, un composant naturel qui est actuellement fabriqué, pour le commerce, à partir des requins.

En présumant qu’au moins un de ces vaccins sera produit au niveau mondial et que tout individu, sur la planète, en recevra au mois deux doses, ce sont plus de 500 000 requins qui vont être tués, selon Shark Allies, un groupe de défense du squale dont le siège est en Californie.

Ce qui mettra potentiellement en danger les populations appartenant à cette espèce vulnérable, a indiqué le groupe qui a vivement recommandé de faire avancer la recherche dans la fabrication de squalène à partir des plantes – de la canne à sucre fermentée notamment.

Le squalène est un composant de certains adjuvants qui sont ajoutés aux vaccins pour améliorer la réponse immunitaire, selon l’Organisation mondiale de la Santé. Il est utilisé dans le vaccin contre la grippe et dans le cadre de plusieurs vaccins expérimentaux comme celui protégeant de la malaria, a ajouté L’OMS.

« Récolter cette substance sur un animal sauvage, cela ne sera pas durable, en particulier s’il s’agit d’un grand prédateur qui ne se reproduit pas beaucoup », a commenté Stefanie Brendl, fondatrice et directrice de Shark Allies, auprès du Telegraph.

Une technicienne de laboratoire traite des échantillons de sang dans la recherche d’un vaccin contre la COVID-19 à Miami, en Floride, le 2 septembre 2020 (Crédit : AP Photo/Taimy Alvarez)

« Il y a tant d’inconnues sur la durée et l’ampleur de cette pandémie, sur le nombre de versions de virus que nous allons être amenés à connaître que si nous utilisons des requins, le nombre de squales tués pour ce produit pourrait être véritablement élevé, année après année », continue-t-elle.

« Un grand nombre d’espèces ciblées pour leur richesse en squalène – comme le requin chagrin ou le requin pèlerin – sont classées comme des espèces vulnérables, ce qui signifie que leurs populations sont en diminution et qu’elles pourraient être en péril si la situation qui les menace aujourd’hui devait perdurer », poursuit-elle.

Shark Allies indique que 2,7 à 3 millions de requins, selon les estimations, sont tués chaque année pour le squalène.

Le groupe note que les cinq vaccins contenant du squalène de requin sont développés par GSK, Clover Biopharmaceuticals, Seqirus/University of Queensland/CSL, Medicago Inc. et Farmacologós veterinarios SAC/Universidad Peruana Cayetana Heredia.

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