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Covid : Chute nette des anticorps, 6 mois après la 2e dose – étude en Israël

L'étude a suivi 5 000 membres du personnel médical qui étaient sous observation après qu'ils ont reçu les deux premières doses de vaccin

Illustration : Anticorps attaquant le virus du SRAS-CoV-2 (Crédit : Dr_Microbe; iStock by Getty Images)
Illustration : Anticorps attaquant le virus du SRAS-CoV-2 (Crédit : Dr_Microbe; iStock by Getty Images)

Une nouvelle étude de l’hôpital Sheba en Israël démontre l’affaiblissement des anticorps du COVID-19, dans les mois qui suivent la réception de deux doses de vaccin.

L’étude, publiée mercredi dans le New England Journal of Medicine, a suivi 5 000 membres du personnel médical de l’hôpital qui étaient sous observation pendant une période de six mois après avoir reçu les deux doses de vaccin contre la Covid. Une diminution nette et significative des anticorps IgG et neutralisants au cours de cette période a été observée.

Les chercheurs ont signalé une baisse significative au cours des trois premiers mois, suivie d’une baisse plus modérée au cours des trois mois suivants. Les femmes ont généralement développé un meilleur taux d’anticorps initial que les hommes et étaient donc un peu mieux protégées après une période de six mois.

L’étude a révélé qu’après six mois, la probabilité qu’une jeune femme en bonne santé perde sa capacité à neutraliser l’agent pathogène était de 2,5 % et celle d’une femme de plus de 65 ans était de 6 % ; pour les hommes, elle était respectivement de 4 % et de 15 %.

En revanche, pour les personnes immunodéprimées, les chances étaient bien pires : 30 % pour les femmes et 50 % pour les hommes (plus de 65 ans) et 18 % pour les femmes et 24 % pour les hommes (moins de 45 ans).

Prof. Gili Regev-Yochai, directrice de l’Unité d’épidémiologie des maladies infectieuses à l’hôpital Sheba (Crédit : capture d’écran YouTube)

« Nous avons réussi à construire un modèle qui présente les probabilités pour des populations spécifiques d’avoir différents niveaux d’anticorps », a déclaré la chercheuse, Dr Gili Regev-Yochay. « Sur la base de ce modèle, nous pourrons à l’avenir essayer d’évaluer les probabilités de maladie légère ou grave… et déterminer le traitement nécessaire. »

Curieusement, les chercheurs ont constaté que les niveaux d’anticorps chez les personnes en surpoids – qui sont généralement plus susceptibles de contracter une maladie grave – restaient plus élevés que chez les autres au bout de six mois.

Regev-Yochay a déclaré que ce point de données devrait être examiné plus en détail et qu’il ne signifiait pas nécessairement que ces personnes étaient mieux protégées.

La baisse de l’immunité contre la COVID-19 a conduit Israël à lancer une campagne de rappel, destinée à renforcer la protection, six mois après les deux premières doses. Les responsables de la Santé estiment que la baisse de l’immunité a permis la propagation importante de la variante Delta du coronavirus, dans la population au cours des derniers mois, ce qui a conduit à la quatrième vague israélienne, qui est en train de décliner.

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