COVID: Israël autorise une troisième dose pour les immunodéprimés
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COVID: Israël autorise une troisième dose pour les immunodéprimés

Horowitz a fait savoir que le ministère de la Santé était en train d'évaluer la possibilité d'une troisième dose pour l'ensemble de la population

Un travailleur médical administre un vaccin COVID-19 dans un centre de vaccination Clalit à Jérusalem, le 21 janvier 2021. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
Un travailleur médical administre un vaccin COVID-19 dans un centre de vaccination Clalit à Jérusalem, le 21 janvier 2021. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Le ministère israélien de la Santé a averti lundi les caisses d’assurance-maladie qu’elles peuvent dorénavant commencer à administrer un rappel de vaccin contre la COVID-19 aux adultes immunodéprimés, ce qui fait d’Israël le tout premier pays dans le monde à offrir une troisième dose.

L’Etat hébreu avait été l’un des premiers pays à lancer, à la mi-décembre, une vaste campagne de vaccination à la faveur d’un accord avec le géant pharmaceutique Pfizer qui a fourni rapidement des millions de doses au pays en échange de données sur les effets de son vaccin développé avec la société BioNTech.

Cette campagne a permis d’administrer deux doses du vaccin à plus de 55% de la population du pays, voire à environ 85% des adultes, ce qui a favorisé la réouverture des cafés, des bars et des commerces et une réduction du nombre de cas d’environ 10.000 à moins de 100 par jour.

Mais au cours des dernières semaines, le nombre de cas est reparti à la hausse sur fond de propagation du variant delta du virus, poussant les autorités à réimposer certaines mesures sanitaires comme le port du masque dans les lieux publics fermés.

Plus de 400 nouveaux cas ont été déclarés ces 24 dernières heures, contre environ 200 par jour en moyenne il y a une semaine.

Le personnel médical de l’hôpital Ziv à Safed, le 4 février 2021. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Dans ce contexte, le ministère de la Santé a annoncé lundi avoir autorisé l’administration d’une troisième dose du vaccin Pfizer à certaines personnes atteintes d’immunosuppression, c’est-à-dire dont le système immunitaire est particulièrement vulnérable et ne répond pas suffisamment à deux doses de vaccin pour se prémunir du Covid-19.

« Il y a de plus en plus de preuves que les patients avec de l’immunosuppression ne développent pas un niveau satisfaisant d’anticorps après deux doses de vaccins contre le coronavirus, certains peuvent développer ces anticorps après trois doses », a indiqué le ministère dans un communiqué.

« A la lumière de la hausse du nombre de cas dans les dernières semaines et du risque élevé qu’elle pose pour les patients immunodéficients atteints de graves maladies, ces patients peuvent désormais recevoir une troisième dose de vaccin », a ajouté le ministère en publiant une liste des types de patients pouvant nécessiter une troisième dose, comme par exemple ceux ayant subi une transplantation d’organes.

Dans la foulée de cette annonce, l’hôpital Sheba, situé dans la région de Tel-Aviv, a annoncé qu’il venait d’administrer des troisièmes doses de vaccin à des patients vulnérables.

Un Israélien reçoit une injection de vaccinCOVID-19, dans un centre de vaccination à Jérusalem, le 24 juin 2021. (Crédit: YonatanSindel/Flash90)

« Nous avons écrit l’histoire aujourd’hui quand nous avons administré une 3e dose de vaccin Pfizer à des patients ayant reçu des greffes de coeur », s’est notamment félicité l’hôpital dans un communiqué.

La décision a été prise alors que Pfizer a annoncé que la firme demanderait aux régulateurs américains et européens d’autoriser une injection de rappel de son vaccin contre le coronavirus et alors que le variant Delta continue à se propager en Israël, entraînant une augmentation du nombre de nouveaux cas.

Pfizer et BioNTech considèrent qu’une troisième dose pourrait renforcer les niveaux d’anticorps contre le virus et également contre le variant Delta hautement contagieux.

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz avait fait part de cette initiative dimanche. Il n’a pas expliqué comment une telle décision a pu être prise avant même que les régulateurs mondiaux n’aient donné leur feu vert aux injections de rappel.

Horowitz a fait savoir que le ministère de la Santé était en train d’évaluer la possibilité d’une troisième dose pour toute la population.

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