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COVID: les rappels réduisent de 50 % le risque de décès chez les personnes âgées

Les "chiffres spectaculaires" montrent que les antivax de plus de 60 ans ont 65 fois plus de chances de tomber gravement malades que les personnes triplement vaccinées

Un professionnel de la santé prépare un vaccin contre la COVID-19 à Jérusalem, le 3 octobre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Un professionnel de la santé prépare un vaccin contre la COVID-19 à Jérusalem, le 3 octobre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Après les rappels, les Israéliens âgés qui sont complètement vaccinés ont moitié moins de risques de mourir du COVID que les personnes non vaccinées de la même tranche d’âge.

Selon les données du ministère de la Santé pour les sept derniers jours de septembre, le nombre de décès quotidiens était de 6,43 pour 100 000 Israéliens de plus de 60 ans. Pour les personnes âgées qui ont été vaccinées trois fois, la moyenne était de 0,13.

Ces statistiques indiquent que le passage d’un régime de deux à trois vaccins a permis de sauver de nombreuses vies. Lorsque les Israéliens âgés qui ont été vaccinés deux fois reçoivent leur troisième injection, ils éliminent 11/12e du risque de décès.

Le nombre de décès quotidiens au cours des sept derniers jours de septembre pour les personnes âgées doublement vaccinées était de 1,5, contre 0,13 pour les personnes triplement vaccinées.

« Ce sont des chiffres spectaculaires », a déclaré le professeur Ehud Grossman, de la faculté de médecine de l’université de Tel Aviv, au Times of Israël. « Ils montrent clairement que la diminution de la vague actuelle est due à la vaccination, et soulignent l’efficacité de l’inoculation. »

Notant qu’il y a également une grande différence dans le nombre de cas graves entre les vaccinés et les non-vaccinés, il a déclaré que ces chiffres soulignent le fait que les positions anti-vaccinations persistantes d’environ 900 000 Israéliens éligibles, accentue l’impact du virus.

« Vous pouvez en déduire que si nous étions tous vaccinés, il y aurait très peu de cas graves et de décès », a-t-il déclaré.

Une femme se fait vacciner contre la COVID-19 à Jérusalem, le 30 septembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les statistiques montrent que les personnes âgées qui ne se vaccinent pas augmentent de 65 fois leurs chances de contracter une forme grave du COVID-19.

Parmi les Israéliens de 60 ans et plus triplement vaccinés, on compte 2,6 personnes pour 100 000 dans un état grave. Chez les non-vaccinés, ce chiffre est de 168,5. Les rappels s’avèrent efficaces contre les formes graves de la maladie.

On compte 28,5 cas graves pour 100 000 personnes parmi les Israéliens de plus de 60 ans qui n’ont reçu que deux vaccins, contre 2,6 pour les personnes ayant reçu trois vaccins.

Un graphique montrant le taux d’Israéliens pour 100 000 citoyens âgés de plus de 60 ans qui sont gravement malades du COVID-19. L’axe vertical représente le nombre de personnes pour 100 000, et l’axe horizontal la date. La ligne supérieure du graphique, en bleu clair, représente les personnes non vaccinées, la ligne suivante (vert clair) représente les personnes ayant reçu deux injections, et la ligne inférieure (vert foncé) représente les personnes ayant reçu trois injections.

Le nombre de patients atteints du coronavirus et placés sous respirateurs a dépassé les 200 pour la première fois depuis la fin du mois de mars à la fin du mois de septembre, et se situe désormais à 205. Au total, 588 patients sont dans un état grave.

Les statistiques du ministère de la Santé indiquent un risque accru de maladie grave chez les jeunes qui ne se font pas vacciner, ainsi que chez les personnes âgées.

Parmi les moins de 60 ans, 6,4 personnes sur 100 000 sont actuellement dans un état grave à cause du coronavirus, contre seulement 0,2 parmi ceux qui ont été vaccinés trois fois et 1,4 parmi ceux qui ont été vaccinés deux fois.

Le professeur Eyal Leshem, spécialiste des maladies infectieuses à l’hôpital Sheba, a déclaré au Times of Israël que les chiffres comportent une limite, à savoir qu’ils supposent que les personnes vaccinées et non vaccinées ont le même niveau d’exposition au coronavirus et ont un niveau de santé similaire, ce qui peut ou non être le cas.

Mais il a déclaré que les écarts sont si importants que le tableau dressé par les chiffres est clair.

« Ce que nous voyons, c’est que parmi les personnes triplement vaccinées, les taux de formes graves de la maladie et de décès sont très faibles, et c’est cela qui permet au pays de fonctionner sans confinement », a déclaré Leshem.

« C’est ce qui nous permet de résister à la tempête actuelle de maladies. Et ces chiffres disent aux personnes qui ne sont toujours pas vaccinées que lorsqu’il y a des milliers de cas chaque jour, elles sont toujours exposées à un risque élevé de maladie grave et de décès. »

Avec environ 900 000 Israéliens toujours non vaccinés, Leshem a déclaré que les chiffres suggèrent à quel point la vie pourrait être différente si la plupart d’entre eux acceptaient les vaccins.

« Si les plus de 30 ans étaient tous vaccinés, nous serions probablement en mesure de vivre une vie très normale », a-t-il suggéré. « Et même s’il y aurait toujours une certaine transmission, il y aurait très peu de restrictions ».

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