Craignant des violences, une délégation égyptienne se rend en secret en Israël
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Craignant des violences, une délégation égyptienne se rend en secret en Israël

Préoccupés par l'instabilité politique en Israël, des responsables égyptiens des renseignements sont venus discuter de la situation sécuritaire avec leurs homologues israéliens

Des membres palestiniens des brigades Al-Quds, l'aile militaire du Jihad islamique, défilent avec leurs armes pour montrer leur loyauté à Ziad al-Nakhalah, le nouveau chef du mouvement soutenu par l'Iran, lors d'une manifestation dans les rues de Gaza, le 4 octobre 2019. (AP Photo/Hatem Moussa)
Des membres palestiniens des brigades Al-Quds, l'aile militaire du Jihad islamique, défilent avec leurs armes pour montrer leur loyauté à Ziad al-Nakhalah, le nouveau chef du mouvement soutenu par l'Iran, lors d'une manifestation dans les rues de Gaza, le 4 octobre 2019. (AP Photo/Hatem Moussa)

Craignant une nouvelle flambée des violences entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, en pleine impasse politique à Jérusalem, une délégation du renseignement égyptien est venue en toute discrétion en Israël, a annoncé la Treizième chaîne vendredi.

Jeudi, les envoyés du Caire ont rencontré de hauts responsables du Bureau du Premier ministre pour la première fois depuis les élections du 17 septembre en Israël, qui n’ont pas permis de faire ressortir un vainqueur clair. Mercredi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a été chargé en premier de former une coalition, mais le bloc de ses partenaires traditionnels n’est plus suffisant pour former un gouvernement.

Des officiels égyptiens sont préoccupés à l’idée que la situation à Gaza puisse à nouveau aller vers la violence, et s’il n’y a qu’un Premier ministre par intérim à Jérusalem, Israël aura plus de mal à empêcher la situation d’aller vers l’escalade et un conflit ouvert.

Une éventuelle visite de la délégation à Gaza n’a pas été mentionnée. L’Egypte a récemment participé à un certain nombre de négociations de paix entre Israël et le Hamas.

Le 10 septembre, deux roquettes ont été tirées depuis Gaza, sur Ashkelon et une autre sur Ashdod lors d’un meeting du Premier ministre, qui a été rapidement évacué de la scène par ses gardes du corps vers un abri.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu en réunion sécuritaire après le lancement de roquettes depuis Gaza, aux quartiers généraux de l’armée à Tel Aviv, le 10 septembre 2019. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Haaretz a annoncé que Netanyahu voulait lancer une large offensive à Gaza après l’incident, mais il a abandonné l’idée après que le Procureur général lui a conseillé d’obtenir l’approbation du cabinet.

Quelques heures après le tir de roquettes depuis la bande de Gaza, Netanyahu a rassemblé les responsables de la sécurité, dont le chef de l’armée Aviv Kohavi, le chef du Shin Bet Nadav Argaman et le chef du Mossad Yossi Cohen.

Selon Haaretz, Netanyahu, qui occupe également le poste de ministre de la Défense, a cherché à engager une riposte militaire « extraordinaire » et « très large » après les tirs de roquettes. La nature précise de la riposte n’a pas été dévoilée. Plusieurs officiels de la sécurité étaient réticents à l’idée d’engager une telle action.

La semaine dernière, au lendemain des élections, trois obus de mortier ont été tirés vers Israël. Les projectiles n’ont pas franchi la frontière, et deux d’entre eux sont tombés sur une maison dans la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, blessant légèrement sept personnes, selon le ministère de la santé de l’enclave dirigée par le Hamas. Le troisième obus est tombé à côté de la barrière séparant Israël de la bande de Gaza.

Vendredi également, plus de 7 000 Palestiniens ont pris part aux manifestations hebdomadaires le long de la frontière entre Gaza et Israël, selon des chiffres de l’armée israélienne. Celle-ci a déclaré que certains manifestants avaient lancé des engins explosifs sur des soldats mais aussi sur la barrière de sécurité.

Un porte-parole du Hamas a déclaré que 28 Palestiniens ont été blessés, y compris trois par balle réelle.

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