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Crise diplomatique : une réponse du Liban aux pays du Golfe à l’étude

Il s'agit d'une "avancée positive de la part des autorités libanaises", a déclaré lors d'une conférence de presse le ministre Ahmed Nasser al-Mohammed al-Saba

Le ministre koweïtien des Affaires étrangères, Cheikh Ahmad Nasser al-Mohammad al-Sabah (à droite), s'exprime lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue libanais Abdallah Bouhabib, à Beyrouth, au Liban, le 22 janvier 2022. (AP Photo/Bilal Hussein)
Le ministre koweïtien des Affaires étrangères, Cheikh Ahmad Nasser al-Mohammad al-Sabah (à droite), s'exprime lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue libanais Abdallah Bouhabib, à Beyrouth, au Liban, le 22 janvier 2022. (AP Photo/Bilal Hussein)

Le Koweït a reçu une réponse de la part du Liban concernant des propositions des pays du Golfe visant à apaiser la crise diplomatique les opposant, a annoncé dimanche le ministre koweïtien des Affaires étrangères, indiquant que cette réponse était à l’étude.

Il s’agit d’une « avancée positive de la part des autorités libanaises », a déclaré lors d’une conférence de presse le ministre Ahmed Nasser al-Mohammed al-Saba, sans donner plus de précisions quant à la teneur de la réponse libanaise.

Il s’exprimait à l’issue d’une réunion avec plusieurs de ses homologues de la région, à laquelle participait également le ministre libanais des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib.

« Il appartient désormais aux parties concernées au Koweït et dans les Etats du Golfe d’étudier cette réponse pour connaître la prochaine étape », a déclaré le ministre koweïtien.

Le président libanais Michel Aoun s’entretient avec la chaîne de télévision BFM TV, le 15 août 2020. (Capture d’écran)

Une liste de propositions des pays du Golfe avait été présentée au Premier ministre libanais Najib Mikati et au président Michel Aoun la semaine dernière lors d’une visite à Beyrouth d’Ahmed Nasser al-Mohammed al-Saba, la première d’un responsable du Golfe depuis le début de cette crise diplomatique fin octobre.

Le chef de la diplomatie koweïtienne avait alors présenté une série de propositions de la part des pays du Golfe, dans le but de restaurer la confiance avec le Liban, plongé dans une crise financière sans précédent.

Il avait cependant refusé de révéler le contenu de ces propositions, mais d’après l’agence Associated Press, l’abandon des armes par le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah en faisait partie.

Fin octobre, plusieurs pays du Golfe, l’Arabie saoudite en tête, ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Liban après les propos d’un responsable libanais critiquant l’intervention militaire au Yémen d’une coalition militaire dirigée par Ryad.

Le Koweït avait alors annoncé le départ de son ambassadeur en poste à Beyrouth et demandé au chargé d’affaires libanais de quitter l’émirat.

Chef de file des monarchies arabes du Golfe, l’Arabie saoudite a appelé en janvier – par le biais de son ambassadeur à Beyrouth – les partis politiques libanais à « mettre fin à l’hégémonie terroriste du Hezbollah sur tous les aspects de l’Etat ».

Poids lourd de la politique libanaise, le Hezbollah est armé et financé par l’Iran, grand rival régional de l’Arabie saoudite.

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