Critiqué par des extrémistes, Yaalon promet de ne pas céder dans le combat pour Israël
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Critiqué par des extrémistes, Yaalon promet de ne pas céder dans le combat pour Israël

Le ministre de la Défense critique des “éléments marginaux” de son propre parti qui ont fait circuler des images de lui vu à travers un viseur à la suite du tir de Hébron

Le ministre de la Défense Moshe Yaalon au centre Wikson à Washington, le 14 mars 2016. (Crédit : capture d'écran de la diffusion sur internet)
Le ministre de la Défense Moshe Yaalon au centre Wikson à Washington, le 14 mars 2016. (Crédit : capture d'écran de la diffusion sur internet)

Le ministre de la Défense Moshe Yaalon a répliqué vendredi contre des « éléments marginaux et extrémistes » au sein de son propre parti, le Likud. Ces derniers sont mécontents de son soutien aux hauts-gradés israéliens au sujet des poursuites probables contre un soldat qui a abattu un attaquant palestinien désarmé après une attaque en Cisjordanie, à Hébron, le mois dernier.

La tempête a éclaté au sujet d’un tir par un soldat israélien, le 24 mars, contre un attaquant palestinien qui avait poignardé et blessé un soldat israélien à Hébron. Le Palestinien était alors au sol, blessé et désarmé.

Le soldat qui a tiré sur al-Sharif est à présent détenu sur une base militaire et fait face à des accusations d’homicide involontaire.

Le chef d’Etat-major de l’armée israélienne Gadi Eizenkot a été critiqué pour sa décision d’enquêter sur l’incident, et la défense du chef militaire par Yaalon et sa condamnation de l’incident l’a aussi mené sous le feu des critiques.

« C’est un cas où un soldat a mal agi, il ne s’agit pas d’un héros », avait déclaré Yaalon à la Knesset le 28 mars, alors qu’il critiquait « toute la ferveur, les fausses informations, les manipulations et les attaques contre le chef de l’armée israélienne ».

Yaalon avait ensuite répété ses critiques contre ceux qui soutiennent le soldat, déclarant mardi que les hauts gradés de l’armée israélienne, et pas des « chefs de gangs » décideraient de comment agit l’armée.

Les critiques contre Yaalon sont devenus extrêmes ces derniers jours, quand des images du ministre de la Défense vu à travers un viseur ont commencé à circuler sur un des groupes WhatsApp des militants du Likud. Les images étaient accompagnées, selon Haaretz d’un texte le déclarant « politiquement éliminé ! »

Le texte aurait également dit que puisque Yaalon avait critiqué les soutiens du soldat, le comité central du Likud l’ « assassinerait » pendant les prochaines élections internes du parti.

Une image du ministre de la défense Moshe Yaalon vu dans le viseur d'une arme qui a été mise un circulation sur WhatsApp par des militants du Likud en avril 2016. La légende dit : "Politiquement assassiné !" (Crédit : capture d'écran de la chaîne de la Knesset)
Une image du ministre de la défense Moshe Yaalon vu dans le viseur d’une arme qui a été mise un circulation sur WhatsApp par des militants du Likud en avril 2016. La légende dit : « Politiquement assassiné ! » (Crédit : capture d’écran de la chaîne de la Knesset)

Exprimant sa résolution vendredi dans un post publié sur Facebook, Yaalon a écrit (en hébreu) : « Après toutes sortes d’extrémistes et d’éléments marginaux qui ont essayé de me décrire comme détestant Israël, voici la prochaine étape (qui ne devrait surprendre personne), et il s’agit de la distribution d’images incitant [à la violence] contre moi. »

Mais Yaalon a promis qu’une telle incitation ne le dissuaderait pas de mener ce qu’il a appelé un « combat pour Israël ».

« Je ne les aiderai pas, a-t-il écrit. Je n’ai aucune intention de céder et de plier dans la bataille pour l’image de l’Etat d’Israël et de la société israéliennes. Je me bats et je continuerai à me battre pour un Etat d’Israël, juste, sain et moral. »

Il a continué : « Nous devons sauvegarder sans équivoque une société progressiste et saine, qui sanctifie la vie, adhère aux règles de la loi et à la suprématie de la loi, et qui combat la violence, le racisme et l’exclusion de l’autre simplement parce qu’il est autre. »

« Ce n’est pas une question de gauche ou de droite : c’est notre futur et celui de nos enfants. C’est la question de savoir dans quel type de démocratie nous voulons vivre ; un pays qui fait partie de la famille des nations, juif et démocratique, moderne et tolérant, ou un pays qui descend dans des zones dangereuses et destructrices. »

Les images ont été condamnées dans tout le spectre politique, y compris par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Les photos ont été transmises aux services de sécurité du Shin Bet pour enquête. La société israélienne voit ces images comme une cause réelle d’inquiétudes, après que des photos trafiquées du défunt Premier ministre Yitzhak Rabin dans un uniforme SS et avec le couvre-chef arabe traditionnel ont circulé dans les jours précédant son assassinat en 1995.

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