Croissance stable et chômage au plus bas depuis 30 ans en Israël
Rechercher

Croissance stable et chômage au plus bas depuis 30 ans en Israël

Selon un rapport de la Banque centrale, l'État hébreu table sur une croissance du PIB de 2,8 %

Karnit Flug, gouverneure de la Banque d'Israël, lors d'une conférence de presse à Jérusalem, le 31 mars 2015.  (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Karnit Flug, gouverneure de la Banque d'Israël, lors d'une conférence de presse à Jérusalem, le 31 mars 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’économie israélienne a connu en 2015 une croissance stable à 2,5 % qui devrait se poursuivre cette année, tandis que le chômage a reculé à son niveau le plus bas depuis trois décennies, selon un rapport de la Banque d’Israël.

Le taux modéré de la croissance du Produit intérieur brut (PIB), qui avait atteint 2,6 % en 2014, est « surtout le résultat de l’atonie de l’économie mondiale ce qui a eu un impact négatif sur la demande pour les exportations israéliennes », souligne la banque centrale dans son rapport annuel.

« En revanche, la forte baisse du coût de l’énergie globale et du prix des matières premières a été positive pour l’économie », ajoute le rapport rendu public dimanche.

Pour 2016, la banque centrale table sur une croissance du PIB de 2,8 %.

Les exportations se sont contractées en 2015 à la suite de la baisse de la compétitivité due à l’appréciation du Shekel par rapport aux devises étrangères.

Cette tendance a été compensée par la consommation intérieure portée par une augmentation des salaires réels (+3 %). L’inflation a été négative (-1 %) tandis que le taux directeur de la banque centrale a été ramené à 0,1 %, son plus bas niveau historique.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est félicité dans un communiqué qu’Israël soit parvenu « au plein emploi ». Le chômage n’a cessé de reculer depuis cinq ans pour atteindre 5,3 % l’an dernier contre 5,9 % en 2014 et une moyenne annuelle de 10,4 % entre 1995 et 2010, selon le rapport.

Le taux de chômage n’a jamais été aussi bas depuis le milieu des années 1980, selon les données du bureau central des Statistiques. La banque centrale attribue ce bon résultat à la création d’emplois des entreprises commerciales et les services financiers ainsi que dans le secteur public.

Sur le plan extérieur, M. Netanyahu a insisté sur la nécessité d’accorder la priorité aux exportations vers les pays asiatiques.

« Nous avons commencé des discussions sur un accord de libre échange avec la Chine. Au même moment, nous discutons avec le Japon pour parvenir à un accord commercial sur la clause de la nation la plus favorisée. Tout le gouvernement œuvre pour ouvrir les marchés asiatiques. C’est un changement significatif et je dirais même historique », a-t-il ajouté.

La Chine est le troisième partenaire économique d’Israël, avec un volume de plus de huit milliards de dollars par an, selon M. Netanyahu.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...