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Darmanin annonce sa volonté de dissoudre deux associations pro-palestiennes

"Collectif Palestine Vaincra" et "Comité Action Palestine" sont accusées d'"appel à la haine, à la discrimination, à la violence" et de "provocation à des actes terroristes"

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin arrive à l'Elysée avant la cérémonie en l'honneur des médaillés olympiques et paralympiques français lors de Tokyo 2021, à Paris, le 13 septembre 2021. (Crédit : Ludovic MARIN / AFP)
Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin arrive à l'Elysée avant la cérémonie en l'honneur des médaillés olympiques et paralympiques français lors de Tokyo 2021, à Paris, le 13 septembre 2021. (Crédit : Ludovic MARIN / AFP)

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin va demander la dissolution du « Collectif Palestine Vaincra » et du « Comité Action Palestine », accusées d' »appel à la haine, à la discrimination, à la violence » et de « provocation à des actes terroristes », a-t-il tweeté jeudi.

La procédure de dissolution, enclenchée à la demande du président Macron, sera lancée « dans les jours prochains », a précisé le ministère à l’AFP.

Le « Collectif Palestine Vaincra » est accusé par le ministère d' »appel à la haine, à la discrimination et à la violence ». Selon l’Intérieur, ce groupe « sous couvert de défendre la cause palestinienne », « cultive le sentiment d’oppression des ‘peuples musulmans’ (…) dans l’objectif de diffuser l’idée d’une islamophobie à l’échelle internationale ».

Le ministère lui reproche également d’appeler « à la discrimination et à la haine envers Israël et les Israéliens », notamment à travers des campagnes de boycott.

Parmi les dernières actions du collectif, basé à Toulouse, une campagne « #Palestine2022 » qui vise à « dénoncer la collaboration des gouvernements français avec l’apartheid israélien » et à « inviter le sujet de la cause palestinienne dans les débats de l’élection présidentielle », peut-on lire sur son site internet.

Le Collectif « dénonce fermement cette annonce qui est une attaque contre le mouvement de solidarité avec la Palestine » a déclaré son porte-parole Tom Martin à l’AFP. L’organisation se définit comme « anti-raciste et anti-colonialiste ».

Le « Comité Action Palestine » se voit lui reprocher de « relayer les communiqués » et de « rendre compte de l’activité d’organisations terroristes palestiniennes, notamment le Hamas, le Mouvement du Jihad islamique en Palestine et le Hezbollah ».

Il affirme « dans sa charte son soutien à toutes les organisations en lutte contre Israël, y compris quand elles font usage de la violence ou de méthodes terroristes », pointe le ministère.

Le « Comité Action Palestine », basé à Bordeaux, selon son site, se présente comme une association œuvrant « pour la réalisation des droits nationaux du peuple palestinien », notamment « le droit au retour des réfugiés, c’est à dire la libération de la terre arabe de Palestine ». L’association dit également dénoncer « le sionisme en tant que mouvement colonialiste et raciste ».

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