David Amsalem, du Likud, nommé ministre chargé de la liaison avec la Knesset
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David Amsalem, du Likud, nommé ministre chargé de la liaison avec la Knesset

Après avoir accorde le ministère des Affaires de Jérusalem au transfuge Rafi Peretz, le Premier ministre a trouvé un rôle pour son loyal allié avant l'investiture de dimanche

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (g) avec le chef de la coalition David Amsalem lors d'une réunion de la faction du Likud à la Knesset le 26 février 2018. (Yonatan Sindel/Flash90
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (g) avec le chef de la coalition David Amsalem lors d'une réunion de la faction du Likud à la Knesset le 26 février 2018. (Yonatan Sindel/Flash90

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui peine à distribuer un nombre limité de postes ministériels à des membres haut placés mécontents du Likud, a annoncé vendredi avoir nommé le député David Amsalem au poste de ministre chargé de la liaison entre le gouvernement et la Knesset.

Selon un communiqué concis de Netanyahu, ce poste, qui était occupé par Yariv Levin, donnera à Amsalem la mission de « m’assister dans la garantie de la stabilité du travail du gouvernement vis-à-vis du travail de la Knesset en cette période importante et pleine de défis, comme il s’en est révélé capable dans le passé, alors qu’il était président de la coalition ».

Amsalem, ministre sortant des Communications, sera également chargé de superviser l’initiative Digital Israël, ainsi que l’Autorité gouvernementale pour les technologies de l’information et des communications et du cyber-réseau du pays.

Amsalem s’était vu promettre le ministère des Affaires de Jérusalem et du Patrimoine, mais ce poste a finalement été attribué à Rafi Peretz, un transfuge d’extrême-droite, qui a quitté Yamina pour rejoindre la coalition.

La prestation de serment du gouvernement « d’union » israélien de Benjamin Netanyahu et Benny Gantz, prévue jeudi soir, a été reportée à dimanche, ont indiqué les deux camps dans un communiqué.

De nombreux députés du Likud, dont certains sont d’anciens ministres et des parlementaires expérimentés, se sont rebellés en privé et dans certains cas en public contre Netanyahu, furieux qu’on leur ait proposé des postes gouvernementaux mineurs, ou aucun poste.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu attend les ministres avant une réunion spéciale du cabinet pour la Journée de Jérusalem, à Jérusalem, le 2 juin 2016. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool)

Au moins deux d’entre eux, Avi Dichter et Tzachi Hanegbi, qui n’ont pas été retenus pour des postes ministériels, ont juré boycotter la cérémonie de prestation de serment. L’ancien maire de Jérusalem, Nir Barkat, aurait refusé un poste ministériel mineur, tout comme sa collègue du Likud, Gila Gamliel.

David Amsalem aurait également été mécontent de ne pas s’être vu offrir de poste ministériel.

Le nouveau gouvernement mettra fin à 18 mois d’impasse politique et à trois cycles électoraux infructueux.

Les partis du Likud et de Kakhol lavan ont jusqu’à mercredi soir pour investir un nouveau gouvernement avant que de nouvelles élections ne soient automatiquement déclenchées. La plupart des analystes estiment que Netanyahu sera en mesure de gérer la crise, et que la coalition sera intronisée la semaine prochaine.

Netanyahu et le chef de Kakhol lavan Benny Gantz, qui sera Premier ministre d’alternance et ministre de la Défense pendant les 18 premiers mois du gouvernement qui sera bientôt formé, ont passé leur journée de jeudi à nommer des députés de leurs blocs respectifs à des postes ministériels.

Selon l’accord de coalition signé le mois dernier entre le Likud et Kakhol lavan, le nouveau gouvernement comptera initialement au moins 32 ministres – répartis à parts égales entre les blocs dirigés par Netanyahu et Gantz – avant de passer à 36 en six mois dans ce qui serait le plus grand gouvernement de l’histoire d’Israël.

Jacob Magid et Raoul Wootliff ont contribué à cet article.

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