De l’eau désalinisée pour élever le niveau du Lac de Tibériade
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De l’eau désalinisée pour élever le niveau du Lac de Tibériade

Le plan visant à introduire de l'eau désalinisée dans le lac d'eau douce prendra presque deux ans et coûtera un milliard de shekels

Vue de la mer de Galilée (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Vue de la mer de Galilée (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Alors que le lac de Tibériade atteint des niveaux dangereusement bas, l’Autorité israélienne de l’eau va commencer à introduire de l’eau désalinisée dans ce lac d’eau douce, a fait savoir lundi la chaîne Hadashot.

Tandis qu’Israël se prépare à affronter une cinquième année de faibles précipitations, l’Autorité de l’eau a commencé à oeuvrer à remplir ce lac du nord du pays qui fournit environ 25 % de l’eau potable dans le pays.

Le faible niveau de l’eau dans le lac a été à l’origine d’une hausse de la salinité dans le réservoir, portant préjudice à la qualité de l’eau.

Ce programme s’étendra environ sur deux ans d’exécution et il devrait coûter un milliard de shekels. Il risque d’entraîner une hausse du tarif de l’eau dans tout le pays.

L’Autorité de l’eau supervise actuellement le projet d’un pompage d’eau salée dans le lac pour maintenir sa potabilité. L’Autorité a fait savoir qu’elle extrait actuellement 17 tonnes à peu près de sel chaque année.

Au mois d’octobre, l’Autorité de l’eau avait averti que le lac de Tibériade était dangereusement bas et qu’il devrait atteindre « le niveau le plus faible jamais enregistré ».

Le nord d’Israël présente un déficit de 2,5 milliards de mètres-cubes d’eau en comparaison avec les années où la sécheresse est absente, ce qui représente l’équivalent d’un million de piscines olympiques. C’est une eau qui afflue habituellement vers le lac de Tibériade via des ruisseaux et des nappes phréatiques souterraines et autres sources d’eau.

Le nord devra recevoir au moins 85 % des précipitations d’hiver moyennes cet hiver, faute de quoi le pays pourra s’attendre à l’assèchement des principaux ruisseaux et sources – notamment la rivière du Baniyas sur le plateau du Golan, ce qui n’est pas arrivé depuis les premiers enregistrements météorologiques dans la région il y a plus de 100 ans, a fait savoir le porte-parole de l’Autorité de l’eau Uri Schor.

L’année dernière, le nord d’Israël a reçu seulement 10 % des précipitations hivernales moyennes.

Melanie Lidman a contribué à cet article.

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