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Décès d’Aaron Feuerstein, patron américain solidaire avec ses employés

Aaron Feuerstein, fabricant de textiles, affirmait que les enseignements juifs avaient guidé sa relation avec ses salariés, continuant à les payer après l'incendie d'une usine

Aaron Feuerstein, président et PDG de Malden Mills, à l'extérieur du palais de justice, le 14 août 2003, à Worcester, Massachusetts. (Crédit : AP Photo/Chris Fitzgerald, File)
Aaron Feuerstein, président et PDG de Malden Mills, à l'extérieur du palais de justice, le 14 août 2003, à Worcester, Massachusetts. (Crédit : AP Photo/Chris Fitzgerald, File)

Aaron Feuerstein, connu sous le nom de « Mensch de Malden Mills » pour avoir continué à payer ses ouvriers même après l’incendie de l’usine textile dont il était propriétaire, est mort jeudi à l’âge de 95 ans.

L’homme d’affaires juif orthodoxe est décédé à son domicile de Brookline, dans le Massachusetts. Selon le Boston Globe, il avait chuté et s’était blessé il y a quelques jours.

Interviewé par Boston 25 News, son fils, Daniel Feuerstein, précise que son père « n’a pas souffert », qu’il a vécu « une vie longue, vibrante et passionnante. Sa communauté était tout pour lui ; de sa communauté juive à Brookline, et tout aussi importante était la communauté manufacturière de la Merrimack Valley [du Massachusetts]. »

Malden Mills était un fabricant de textiles de la ville de Lawrence, dans le Massachusetts, surtout connu pour sa gamme de produits en laine polaire synthétique appelée « Polartec ».

En décembre 1995, le complexe industriel en briques rouges de la société a pris feu, provoquant l’un des plus grands incendies de l’histoire du Massachusetts. Le travail des 1 400 employés de l’usine s’est arrêté, mais Aaron Feuerstein a continué à les payer.

L’homme s’est aussi opposé à la tendance qui a vu la fabrication industrielle quitter la région en reconstruisant l’usine familiale.

À l’époque, le Globe avait cité Feuerstein : « Je ne vais pas mettre 3 000 personnes au chômage deux semaines avant Noël. » Après l’incendie, Aaron Feuerstein a aussi expliqué qu’il était guidé par la tradition juive. « Quand tout est chaos moral, c’est le moment pour vous d’être un mensch », a-t-il dit, « mensch » signifiant « homme » en allemand.

Aaron Feuerstein, à gauche, serre la main d’ouvriers le 11 janvier 1996, à Lawrence, Massachusetts. (Crédit : AP Photo/Elise Amendola, File)

Le grand-père d’Aaron Feuerstein, Henry Feuerstein, un immigrant juif de Hongrie, a fondé Malden Mills en 1906, et son petit-fils Aaron a pris la relève en 1956. L’entreprise a survécu à l’incendie de 1995, s’est rebaptisée Polartec et est restée dans les mains de la famille jusqu’en 2007, quand l’entreprise a connu un ralentissement et que Feuerstein l’a mise en faillite.

Une société de capital-investissement a alors racheté l’usine, l’a fermée et a déplacé la fabrication de la marque dans le Tennessee. En 2019, la société de fabrication industrielle Milliken a racheté Polartec.

Diplômé de l’université Yeshiva, Aaron Feuerstein appartenait à la congrégation Young Israel de Brookline. Les enseignements juifs ont influencé la façon dont il traitait ses salariés.

« Vous n’avez pas le droit d’opprimer l’homme qui travaille, parce qu’il est pauvre et nécessiteux, parmi vos frères et parmi les non-juifs de votre communauté », avait-il déclaré dans l’émission « 60 Minutes » dans un épisode intitulé « The Mensch of Malden Hills » diffusé en 2003.

L’épouse d’Aaron Feuerstein, Louise, est décédée en 2013. Ils laissent derrière eux leurs fils Daniel et Raphael et leur fille Joyce.

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