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Décès de Gérard Israël, philosophe et ancien député

Humaniste et philosophe des religions, cette figure éclairée du judaïsme français proche de René Cassin a aussi été député européen de 1980 à 1984

Le philosophe, théologien, écrivain et ancien député européen Gérard Israël s'est éteint le 7 novembre 2018 (Crédit: capture d'écran Marianne/Dailymotion)
Le philosophe, théologien, écrivain et ancien député européen Gérard Israël s'est éteint le 7 novembre 2018 (Crédit: capture d'écran Marianne/Dailymotion)

Versé dans le politique et le monde de la pensée, grand biographe et ancien député européen, le philosophe Gérard Israël « n’est plus, » regrette un communiqué du Crif.

Il avait présidé dans l’institution qui chapeaute les associations du judaïsme français, la commission d’études politiques avant de diriger celle destinée à favoriser le dialogue entre les juifs et l’Eglise.

Gérard Israël, né le 24 octobre 1928 à Oran en Algérie, s’est éteint le 7 novembre dernier à l’âge de 89 ans.

Il laisse derrière lui une oeuvre bibliographique riche : de sa biographie de Cyrus le Grand, fondateur de l’Empire perse, à celle du juriste, résistant et prix Nobel de la Paix René Cassin dont il était proche (La guerre hors la loi, avec de Gaulle, les droits de l’Homme) à La question chrétienne, en passant par une réflexion sur Israël, les juifs et l’antisémitisme, Israël aura su aborder les grandes questions qui touchent à l’identité complexe d’un Français juif.

De 1965 à 1996, il a également été directeur de la revue trimestrielle Les Nouveaux Cahiers, publiée par l’Alliance israélite universelle.

Actif dans la sphère politique, Gérard Israël a présidé l’Association des démocrates (centre-droit), et a été député au Parlement européen où il a présidé la sous-commission des droits de l’Homme. Il a également été administrateur de l’Institut international des droits de l’Homme, fondé par René Cassin, dont il a longtemps promu l’effort pour propager les idées des droits de l’Homme.

« Ceux et celles qui ont eu la chance d’obtenir sa confiance se souviennent de son exigence intellectuelle, de sa bienveillance, de son élégance d’un autre siècle, et plus que tout de sa soif d’échanger, d’apprendre et d’enseigner, » déclare le Crif.

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