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Décès d’Edgard Tupët-Thomé, un des quatre derniers compagnons de la Libération

Âgé de 100 ans, Edgard Tupët-Thomé avait été parachutiste de choc au sein des Forces françaises libres pendant l'occupation ; seuls trois compagnons de la Libération lui survivent

Yves De Daruvar, à droite, avec Hubert Germain, tous deux compagnions de la Libération, aux Invalides à Paris, le 22 septembre 2017. (Crédit  : AFP/ Thomas Samson)
Yves De Daruvar, à droite, avec Hubert Germain, tous deux compagnions de la Libération, aux Invalides à Paris, le 22 septembre 2017. (Crédit : AFP/ Thomas Samson)

Edgard Tupët-Thomé, l’un des quatre derniers compagnons de la Libération, est mort mercredi à l’âge de 100 ans, ont annoncé l’Elysée et la maire de Paris Anne Hidalgo en faisant part de sa « profonde tristesse ».

« Le Président de la République salue ce résistant de la première heure, qui fut jusqu’à son dernier souffle un homme engagé, prêt à opposer aux mauvais vents de l’histoire le souffle de l’idéal », a indiqué l’Elysée dans un communiqué.

Edgard Tupët-Thomé avait été parachutiste de choc au sein des Forces françaises libres. Seuls trois compagnons de la Libération lui survivent – Daniel Cordier, Hubert Germain et Pierre Simonet – sur les 1 038 distingués par le général de Gaulle pour leur engagement au sein de la France libre pendant l’Occupation allemande.

« J’apprends avec une profonde tristesse le décès d’Edgard Tupët-Thomé, compagnon de la Libération, qui avait célébré ses 100 ans en avril dernier. J’adresse mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches. Paris, commune Compagnon de la Libération, ne l’oubliera pas », a tweeté la maire PS de Paris, Anne Hidalgo.

Né le 19 avril 1920, Edgard Tupët-Thomé s’était détourné des études de théologie pour s’engager dans l’armée en 1938. Sergent quand la guerre éclate, il prend part aux combats en Lorraine, en Belgique puis à Dunkerque, où il protège l’embarquement des soldats britanniques. Fait prisonnier par les Allemands, il s’évade.

Après l’armistice, il s’engage dans la Résistance intérieure et devient l’un des quatre premiers engagés militaires secrets des FFL en France. Avec le 3e régiment de chasseurs parachutistes, il accomplit des missions à haut risque en Bretagne, dans le Jura et en Hollande, qui infligent de grosses pertes à l’ennemi.

Administrateur en Tunisie après la guerre, il reprend des études d’ingénieur dans les années 1950 et travaille chez Singer, dans un laboratoire pharmaceutique puis chez Panhard.

Edgard Tupët-Thomé avait été élevé en janvier au rang de Grand-Croix de la Légion d’Honneur, lors d’une cérémonie aux Invalides.

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