Décès d’un des principaux suspects de crimes de guerre nazis
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Décès d’un des principaux suspects de crimes de guerre nazis

Vladimir Katriuk figurait sur la liste des criminels nazis les plus recherchés établie par le Centre Simon Wiesenthal

Le centre Simon Wiesenthal à Los Angeles (Crédit : Creative Commons/ Wikimedia/ Simon Wiesenthal Center)
Le centre Simon Wiesenthal à Los Angeles (Crédit : Creative Commons/ Wikimedia/ Simon Wiesenthal Center)

Un Canadien d’origine ukrainienne, Vladimir Katriuk, l’un des principaux suspects de crimes de guerre nazis pendant la Seconde guerre mondiale, est décédé à l’âge de 93 ans, a rapporté jeudi le quotidien The Globe and Mail.

Sa mort remonte à la semaine dernière, a dit au journal son avocat, Orest Rudzik. « M. Katriuk est décédé après des années de harcèlement immérité, y compris de la part des médias », a-t-il déclaré. « Je suis heureux qu’il repose en paix. Il était malade depuis longtemps ».

Il figurait sur la liste des criminels nazis les plus recherchés établie par le Centre Simon Wiesenthal.

En 1999, la Cour fédérale du Canada avait jugé que Vladimir Katriuk avait menti pour obtenir la nationalité canadienne en camouflant sa collaboration passée avec le régime nazi, mais n’avait trouvé aucune preuve qu’il avait commis des atrocités.

M. Katriuk avait soutenu qu’il avait été contraint de s’enrôler dans un bataillon ukrainien de Waffen SS, responsable d’atrocités contre des Juifs et d’autres civils de Biélorussie et d’Ukraine entre 1942 et 1944. Mais son rôle, avait-il fait valoir devant le tribunal, s’était limité à protéger des villageois et du bétail contre les attaques de résistants.

Il avait affirmé avoir déserté son bataillon lors de son déploiement en France en 1944. Il avait séjourné en France après la guerre et avait immigré au Canada en 1951. La Cour fédérale avait établi qu’il avait falsifié ses papiers en utilisant notamment le nom de son beau-frère.

En 2007, le gouvernement du Premier ministre Stephen Harper avait décidé de ne pas lui révoquer sa nationalité.

Il vivait depuis son arrivée au Canada à Ormstown, village au sud de Montréal près de la frontière américaine, où il se consacrait à l’apiculture.

Avant l’annonce de sa mort jeudi, une organisation basée à Ottawa, le Centre consultatif des relations juives et israéliennes, avait demandé au gouvernement canadien de rouvrir son dossier afin qu’il soit traduit en justice.

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