Décès d’un vétéran, gardien de prison de criminels nazis jugés à Nuremberg
Rechercher

Décès d’un vétéran, gardien de prison de criminels nazis jugés à Nuremberg

Après avoir combattu lors de la Seconde Guerre mondiale, Emilio DiPalma s’est retrouvé être le gardien de prison des officiers nazis de haut rang jugés lors du procès de Nuremberg

Emilio DiPalma lors d’une interview sur le procès de Nuremberg. (Capture d’écran YouTube)
Emilio DiPalma lors d’une interview sur le procès de Nuremberg. (Capture d’écran YouTube)

Le vétéran américain Emilio DiPalma est décédé des suites du coronavirus dans une maison de retraite pour anciens combattants à Holyoke, dans le Massachusetts, le 8 avril dernier. Il était âgé de 93 ans. Il souffrait déjà de démence avant de contracter la maladie.

Après avoir combattu lors de la Seconde Guerre mondiale dans la 79e Division d’infanterie, alors qu’il était âgé de 19 ans, Emilio DiPalma s’est retrouvé être le gardien de prison des officiers nazis de haut rang jugés lors du procès de Nuremberg, entre 1945 et 1946. Il se tenait également auprès d’eux lors du procès.

Dans ses mémoires, Just A Kid, A Guard at the Nuremberg Trials, publiés avec sa fille en 2003, il écrivait : « À ce jour, je peux à peine croire qu’un être humain puisse faire des choses aussi cruelles à un autre. »

Il évoquait également son expérience lors du procès avec Hermann Goering, ministre de l’Aviation de l’Allemagne nazie, auquel il avait un jour donné à boire de l’eau des toilettes après les moqueries du criminel de guerre.

Né dans une famille d’origine italienne, DiPalma avait grandi à Springfield, dans le Massachusetts.

Après la guerre, le vétéran a été grutier et pompier volontaire. Il était père de quatre filles. Son épouse est décédée en 2006.

Plus de 70 autres vétérans qui résidaient dans l’établissement de soins d’Emilio DiPalma sont décédés après avoir contracté le virus, faisant de l’endroit l’un des principaux foyers d’épidémie aux Etats-Unis.

Sur cette photographie de 1945 ou 1946, Emilio DiPalma se tient devant le palais de justice de Nuremberg, en Allemagne. (Autorisation d’Emily DiPalma Aho via AP)
En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...