Délégation égyptienne à Gaza après de nouveaux tirs de roquettes contre Israël
Le chef des affaires palestiniennes dans le renseignement égyptien doit s'entretenir avec la direction du Hamas et les factions palestiniennes pour stabiliser l'enclave
Une délégation égyptienne est arrivée lundi à Gaza afin de négocier un retour au calme dans l’enclave palestinienne après une série de tirs de roquettes vers Israël qui a répliqué avec des frappes aériennes, a indiqué à l’AFP une source au sein du Hamas.
Selon cette source requérant l’anonymat, une délégation menée par le général Ahmed Abdel Khalek, chef des affaires palestiniennes dans les services de renseignement égyptiens, est arrivée lundi dans la bande de Gaza afin de s’entretenir avec la direction du Hamas et diverses factions palestiniennes pour stabiliser l’enclave.
Dans la nuit de dimanche à lundi, les forces armées israéliennes ont frappé des positions du Hamas dans la bande de Gaza après un tir de roquette depuis cette enclave contrôlée par le groupe terroriste islamiste qui est tombée dans un champ côté israélien.
Parmi les cibles visées en représailles par l’aviation israélienne figurent « des bases d’entraînement et des infrastructures militaires » du Hamas, a indiqué l’armée, tandis que les autorités palestiniennes ne faisaient lundi matin état d’aucun blessé.
Les tirs de roquettes et de mortiers, et les lancement de ballons incendiaires, provenant Gaza ont augmenté depuis que le président américain Donald Trump a présenté son plan pour résoudre le conflit au Proche-Orient, salué par Israël mais fustigé par les Palestiniens car jugé selon eux trop favorable à l’Etat hébreu.
Les Palestiniens de la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas, ont lancé des missiles, des obus et des bouquets de ballons chargés d’explosifs sur le sud d’Israël à un rythme quotidien depuis la présentation du projet le 28 janvier.
Israël et le Hamas avaient conclu par l’entremise de l’ONU, de l’Egypte et du Qatar, un accord de trêve l’an dernier devant permettre de stabiliser Gaza et faciliter l’acheminement de l’aide et le développement économique de ce territoire de deux millions d’habitants miné par un taux de chômage avoisinant 50 %.
Mais les réactions récentes du Hamas au plan de paix américain et les tirs de projectiles depuis l’enclave, que le mouvement n’a toutefois pas revendiqués, ont peut-être contribué à fragiliser cette trêve.
« Je ne vais pas élaborer pour les médias sur les détails de nos actions et de nos plans, mais nous sommes prêts à prendre des mesures dévastatrices contre les organisations terroristes à Gaza », a déclaré dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avant un Conseil des ministres.
« Nos mesures sont musclées et elles ne sont pas terminées, pour parler gentiment », a ajouté le Premier ministre, en campagne pour les législatives du 2 mars prochain, les troisièmes en moins d’un an, après des scrutins serrés n’ayant pas réussi à le départager des troupes de son rival Benny Gantz, ancien chef de l’armée.