Démocrates et républicains marqueront le 1er anniversaire des accords d’Abraham
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Démocrates et républicains marqueront le 1er anniversaire des accords d’Abraham

Des responsables des administrations Biden et Trump seront présents, ainsi que des représentants des EAU, de Bahreïn, d'Israël, d'Égypte et de Jordanie

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

De gauche à droite : le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Abdullatif al-Zayani, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le Président américain Donald Trump et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed al-Nahyan, exhibent les documents issus de la signature des Accords d'Abraham, où le Bahreïn et les Émirats arabes unis reconnaissent Israël, à la Maison Blanche à Washington, DC, le 15 septembre 2020. (SAUL LOEB / AFP)
De gauche à droite : le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Abdullatif al-Zayani, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le Président américain Donald Trump et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed al-Nahyan, exhibent les documents issus de la signature des Accords d'Abraham, où le Bahreïn et les Émirats arabes unis reconnaissent Israël, à la Maison Blanche à Washington, DC, le 15 septembre 2020. (SAUL LOEB / AFP)

De hauts-responsables des administrations Biden et Trump feront une rare apparition, côte à côte, lors d’un événement marquant le tout premier anniversaire de la signature des accords d’Abraham, la semaine prochaine à la Maison Blanche, a dit l’un des organisateurs de la cérémonie au Times of Israël, jeudi.

Cette cérémonie qui aura lieu au Four Seasons Hotel est organisée par l’AAPI (Abraham Accords Peace Institute), lancé par Jared Kushner, l’ancien conseiller du président Donald Trump – qui est également son gendre – et qui a été l’un des principaux négociateurs de ces accords de normalisation signés l’année dernière entre l’État juif et les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan respectivement.

Kushner sera présent et il prendra la parole pour ouvrir la cérémonie, a déclaré le directeur de l’AAPI Robert Greenway, qui était à la tête du bureau des affaires du Moyen-Orient au conseil national de sécurité de Trump quand les accords d’Abraham ont été signés.

Après le discours de Kushner, Greenway animera une discussion avec les ambassadeurs de certains des pays représentés dans les accords – l’ambassadeur israélien aux États-Unis Gilad Erdan, l’ambassadeur émirati aux États-Unis Yousef al-Otaiba et l’ambassadeur du Bahreïn aux États-Unis Sheikh Abdullah bin Rashid al-Khalifa. Cette discussion sera suivie par un repas privé pour les participants.

Seront également dans l’assistance des membres du Congrès, d’éminents représentants du département d’État américain ainsi que des représentants égyptiens et jordaniens, ces deux pays qui avaient « posé les fondations des accords d’Abraham » en devenant les premiers pays arabes à signer des accords de paix avec Israël en 1979 et en 1994 respectivement, a noté Greenway.

Le conseiller présidentiel américain Jared Kushner (centre droit) et le conseiller américain pour la sécurité nationale Robert O’Brien (centre gauche) avec des membres de la délégation israélo-américaine devant le vol LY971 d’El Al, qui transporte la délégation de Tel Aviv à Abu Dhabi, à l’aéroport Ben Gourion près de Tel Aviv le 31 août 2020. (Menahem Kahana/AFP)

Greenway a aussi précisé que des représentants de l’administration Biden seraient là mais il a refusé de donner leur identité. Il a aussi indiqué que des invitations avaient été envoyées à des représentants d’autres pays qui n’ont pas encore établi de relations diplomatiques avec l’État juif.

Le directeur de l’AAPI a noté que son institut laissait la responsabilité de l’avancée des aspects diplomatiques des accords d’Abraham à l’administration actuelle, ajoutant néanmoins que son organisation œuvrerait à promouvoir les liens économiques et culturels entre les pays qui ont d’ores et déjà signé des accords avec l’État juif, ainsi qu’avec d’autres potentiels partenaires.

C’est le premier événement public organisé par l’AAPI et il sera suivi par un autre rassemblement, au mois d’octobre, organisé dans le cadre de l’Expo-2020 à Dubaï, a fait savoir Greenway.

Un autre événement se tiendra la veille à New York. Il est coorganisé par Erdan, qui est également ambassadeur israélien auprès de l’ONU. Les ambassadeurs aux Nations unies des Émirats, de Bahreïn, du Maroc et des États-Unis seront à ses côtés à cette occasion.

Le président américain Donald Trump s’entretient au téléphone avec les dirigeants du Soudan et d’Israël, alors que le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, (à gauche), le secrétaire d’État Mike Pompeo, le conseiller principal de la Maison Blanche Jared Kushner et le conseiller à la sécurité nationale Robert O’Brien applaudissent dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le 23 octobre 2020, à Washington. (AP/Alex Brandon)

S’ils s’opposent aux politiques de Trump dans presque tous les secteurs, les hauts-responsables de l’administration Biden insistent sur le fait qu’ils soutiennent les initiatives de normalisation lancées par l’administration précédente et qu’ils cherchent, eux aussi, à les renforcer.

« Nous avons beaucoup, beaucoup travaillé en coulisses pour construire encore sur ces avancées », a confié l’un d’entre eux, le mois dernier. « En arrière-plan, il y a énormément de travail en cours pour élargir ces arrangements avec d’autres pays. »

Malgré cela, Biden n’a toujours pas désigné de délégué spécifique pour superviser ce dossier comme Trump l’avait fait.

De plus, le manque d’enthousiasme de l’administration actuelle face aux avantages et autres compromis que l’ancien président souhaitait offrir aux potentiels partenaires des Accords d’Abraham – comme la vente d’avions de chasse F-35 aux Émirats arabes unis, la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur la région du Sahara occidental, ou l’allègement de la dette du Soudan à hauteur de milliards de dollars – indique qu’elle n’est pas prête à aller aussi loin que sa prédécesseur pour convaincre les pays arabes réticents à normaliser leurs relations avec Israël.

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