Deri et Erdan forment un comité pour exclure les membres du BDS
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Deri et Erdan forment un comité pour exclure les membres du BDS

Un comité interministériel est lancé pour traquer et expulser les manifestants anti-israël et empêcher les autres d’entrer dans le pays, ont annoncé le ministre de l’Intérieur et le ministre de la Sécurité publique

Un graffiti pro-BDS sur un barrage routier dans la ville de Hébron, en Cisjordanie, où l'on peut lire « Boycott Israël ». (Crédit : Hazem Bader/AFP)
Un graffiti pro-BDS sur un barrage routier dans la ville de Hébron, en Cisjordanie, où l'on peut lire « Boycott Israël ». (Crédit : Hazem Bader/AFP)

Le comité concentrera son travail sur les soutiens du mouvement Boycott Cession et Sanctions (BDS) qui cherchent à mettre Israël sur une liste noire mondiale et qui est devenu une cible principale des politiques du gouvernement israélien ces derniers mois.

Les deux ministères de l’Intérieur et de la Sécurité publique ont décidé de la formation du comité lors d’une rencontre plus tôt dimanche, selon un communiqué de la porte-parole de la police Louba Samri.

Les forces de police sont sous la responsabilité du ministère de la Sécurité publique.

Le communiqué accuse des dizaines de groupes anti-israéliens opérant dans le pays pour rassembler des informations afin de « délégitimiser » Israël, et des activistes de Cisjordanie de chercher à créer des manifestations parmi la population palestinienne locale.

Il ne nomme pas de groupes spécifiques.

« Les ministres de l’Intérieur et de la Sécurité intérieure ont décidé de mettre en place des équipes chargées d’expulser et d’empêcher l’entrée en Israël de militants en faveur du boycott de l’Etat d’Israël », a affirmé la police dans le communiqué.

Ces équipes devront lutter contre les associations militant en Israël pour un tel boycott et « vérifier que les militants pro-boycott ne pourront plus entrer en Israël », a-t-elle précisé. Ceux qui « veulent isoler Israël ne resteront pas impunis ».

Erdan déclare qu’un comité a également été formé pour explorer des options juridiques contre les activités.

« Nous ne permettrons pas aux militants en faveur du boycott d’entrer en Israël…ceux qui veulent nous boycotter doivent savoir qu’il y a un prix à payer », a affirmé le ministre de la Sécurité intérieure.

« C’est une étape nécessaire, étant donné les mauvaises intentions des activistes de délégitimisation qui travaillent à diffuser des mensonges et des fausses visions de la réalité dans notre région », a précisé Erdan dans le communiqué.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a régulièrement accusé ces derniers mois la campagne de boycott anti-israélien, menée au nom de la solidarité avec la cause palestinienne, de masquer de l’antisionisme mais aussi de l’antisémitisme.

La campagne mondiale non gouvernementale BDS « Boycott, désinvestissements, sanctions », née en Cisjordanie occupée il y a 10 ans, appelle au boycottage des produits israéliens mais aussi des relations culturelles ou académiques avec Israël tant que durera l’occupation.

L’année dernière, M. Netanyahu avait comparé les appels au boycott contre Israël aux pratiques des nazis contre les juifs lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Le gouvernement israélien dénonce depuis longtemps les initiatives de boycott politique et économique.

Il y a une semaine, M. Netanyahu avait accusé les pays européens dont la France de soutenir des organisations « niant l’existence d’Israël », après l’adoption par le Parlement israélien d’une loi qui contraint les ONG recevant la plus grande partie de leurs financements de gouvernements étrangers à le déclarer officiellement.

« J’ai demandé à ce que l’on procède à un examen sur le soutien accordé par des pays européens, y compris la France, à des organisations qui se livrent à des incitations, appellent au boycott d’Israël et ne reconnaissent pas le droit à l’existence de l’Etat d’Israël », avait-il affirmé.

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