Des avions de chasse israéliens contrôlent des activités suspectes à Gaza
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Des avions de chasse israéliens contrôlent des activités suspectes à Gaza

Les avions n'ont cependant rien repéré d'inhabituel dans l'enclave côtière

Un F-16 israélien est photographié au-dessus de la ville d'Ashdod, au sud d'Israël, qui se trouve à proximité de la bande de Gaza, le 12 novembre 2019. (Photo par JACK GUEZ / AFP)
Un F-16 israélien est photographié au-dessus de la ville d'Ashdod, au sud d'Israël, qui se trouve à proximité de la bande de Gaza, le 12 novembre 2019. (Photo par JACK GUEZ / AFP)

Des avions de combat israéliens ont survolé Gaza samedi après que des activités suspectes ont été détectées dans l’enclave palestinienne.

Les avions ont été déployés à trois reprises, selon la chaîne publique Kan, mais rien de spécial n’a pu être détecté.

On ne savait pas clairement quelle était la nature de ces activités suspectes.

Samedi également, l’armée a déclaré que des soldats israéliens ont arrêté deux suspects pour avoir traversé la barrière de sécurité dans le sud de la bande de Gaza en Israël.

Les deux hommes, qui n’étaient pas armés, ont été emmenés pour être interrogés, selon Tsahal.

Un manifestant palestinien lance des pierres en utilisant une fronde lors d’affrontements avec des soldats israéliens le long de la frontière avec Israël, à l’est de Bureji, dans le centre de la bande de Gaza, le 6 décembre 2019. (Photo par MAHMUD HAMS / AFP)

Les incidents sont intervenus un jour après que les violentes manifestations hebdomadaires ont repris, après trois semaines d’interruption.

La pause dans les manifestations hebdomadaires a suivi un violent affrontement entre Tsahal et le Jihad islamique palestinien, le deuxième groupe terroriste le plus puissant à Gaza.

Environ 4 000 Palestiniens ont participé aux manifestations, et plusieurs centaines de personnes ont participé aux émeutes en lançant des pierres et des engins explosifs sur les soldats israéliens. Ces derniers ont riposté avec du gaz lacrymogène et des balles réelles.

Le ministère de la Santé de Gaza contrôlé par le Hamas a déclaré que 27 Palestiniens avaient été blessés.

Malgré la reprise des violentes manifestations, le chef d’Etat Major de l’Armée Aviv Kohavi a déclaré plus tôt vendredi qu’Israël avait une « opportunité spéciale » d’obtenir un cessez-le-feu à long-terme avec des groupes terroristes à Gaza.

Le chef de l’armée a fait ses remarques lors d’une rencontre avec les maires de villes situées à proximité de Gaza. Il leur a fait un briefing sur la situation sécuritaire dans la zone.

Le Chef d’Etat Major de l’Armée Aviv Kohavi rencontre des maires de villes situées à proximité de Gaza, le 6 décembre 2019. (Crédit : Armée israélienne)

Lors de la rencontre, Kohavi a indiqué qu’Israël pensait pouvoir négocier un accord de cessez-le-feu à long-terme souvent évoqué avec le groupe terroriste du Hamas, qui contrôle de facto la bande de Gaza. Le chef de l’armée a dit que c’était dû au récent succès de l’armée israélienne à lutter contre le Jihad islamique, dans une opération qui a été surnommée « Ceinture noire ». Contrairement aux précédents affrontements, les brigades Izz ad-Din al-Qassam, l’aile armée du Hamas, ne s’est pas impliquée dans les combats.

Jeudi, le chef du Hamas à Gaza, Khalil al-Hayya, a nié que le groupe terroriste allait trouver un accord de cessez-le-feu à long-terme avec Israël.

Pendant plus d’un an, le Hamas a négocié une série d’accords de cessez-le-feu avec Israël.

Dans l’ensemble, les accords voyaient Israël lever certaines restrictions de déplacement des biens et des personnes pour entrer et sortir de Gaza en échange du calme relatif de la part du Hamas et d’autres groupes terroristes dans l’enclave côtière.

Ces accords non-officiels n’ont pourtant pas permis de mettre un terme aux violences transfrontalières, alors qu’Israël et des groupes terroristes à Gaza se sont récemment affrontés dans plusieurs épisodes de violence.

Lors de l’affrontement du mois dernier, le Jihad islamique a tiré environ 450 roquettes et obus de mortiers sur l’Etat juif, qui a riposté avec de nombreuses frappes aériennes dans Gaza, tuant 34 Palestiniens, dont plus de la moitié étaient membres de groupes terroristes.

Des roquettes sont tirées depuis la bande de Gaza vers Israël, le 13 novembre 2019. (Anas Baba/AFP)

Depuis mars 2008, des Gazaouis participent à des manifestations le long de la frontière, presque chaque vendredi. Ils demandent qu’Israël lève ses restrictions sur le mouvement des personnes et des biens pour entrer et sortir de la bande de Gaza. Ils appellent au retour des réfugiés palestiniens et à leurs descendants sur des terres qui font maintenant partie de l’Etat juif.

Les manifestations se sont souvent transformées en de violentes émeutes avec des jets de pierres, des explosifs et des bombes incendiaires lancés sur des soldats israéliens qui ont riposté en utilisant du gaz lacrymogène et parfois des balles réelles. Au moins 200 Palestiniens ont été tués, selon le ministre de la santé de Gaza.

Des officiels israéliens maintiennent que les restrictions de mouvement sont en place pour empêcher le Hamas et d’autres groupes terroristes de faire entrer des armes en contrebande dans Gaza. Ils affirment également que le retour des réfugiés palestiniens et de leur descendants détruiraient la dimension juive d’Israël.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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