Des milliers d’amendes distribuées pour violations du confinement
Le nombre de cas de COVID-19 augmente avec 3 décès de plus enregistrés ; les manifestations anti-Netanyahu dimanche soir seront un test majeur pour le confinement du pays
La police a indiqué, dimanche, que 2 802 amendes avaient été distribuées au cours des dernières vingt-quatre heures pour sanctionner des infractions au confinement variées et des violations d’autres directives mises en place dans la lutte contre le coronavirus, et ce alors même que trois décès consécutifs à la maladie ont été enregistrés et que le nombre de nouveaux cas s’élevait à plus de 3 000.
Les forces de l’ordre ont noté que la majorité de ces amendes – 2 044 – avaient été distribuées à des personnes qui s’étaient aventurées à plus d’un kilomètre de leur habitation sans raison valable. 629 ont été données pour non-port du masque, 37 pour rupture de la quatorzaine et 30 à des commerces et autres entreprises ayant ouvert leurs portes malgré les mesures de fermeture et autres délits variés.
Un café de Tel Aviv qui avait ouvert en violation des règles et qui réunissait une cinquantaine de clients a été fermé par les policiers. Le propriétaire a écopé d’une amende de 5 000 shekels dans la foulée.
Pour sa part, le ministère de la Santé a enregistré trois décès supplémentaires des suites du coronavirus depuis samedi après-midi – faisant grimper le bilan national du nombre de morts à 1 229 depuis le début de l’épidémie. Il a fait savoir que 3 406 cas avaient été diagnostiqués dans la journée de samedi – une baisse par rapport aux jours précédents mais qui peut être toutefois attribuée aux fêtes de Rosh HaShana, avec un nombre de tests de dépistage moindre. Le taux de positivité des résultats reste élevé : sur 38 110 tests réalisés, 8,9 % sont revenus positifs.
Selon les chiffres de dimanche, il y a eu 185 490 cas de coronavirus en Israël depuis l’apparition du COVID-19, avec 50 749 cas actifs. 607 personnes se trouvent actuellement dans un état grave (153 ont été placées sous respirateur) et 257 dans un état modéré.
Les autres présentent des formes légères, voire asymptomatiques de la maladie.
La police a noté que le public avait jusqu’à présent largement adhéré aux restrictions qui ont été mises en vigueur vendredi après-midi – la dernière initiative gouvernementale visant à contenir la recrudescence de la pandémie. Le bouclage du pays va durer au moins trois semaines. L’Etat juif, qui présente l’un des taux d’infection par tête les plus élevés dans le monde, est le premier pays développé à ordonner un deuxième confinement.
Ce nouveau confinement est à la fois plus permissif et plus complexe que le premier, qui avait été imposé au début de l’année, avec de nombreuses directives et exceptions qui semblent entraîner la confusion, parmi les Israéliens, sur ce qui est dûment autorisé et interdit.
Un test majeur pour ces nouvelles restrictions devrait avoir lieu dimanche soir – lorsque les manifestations anti-Netanyahu devraient avoir lieu aux abords de la résidence officielle du Premier ministre à Jérusalem. Ces derniers mois, des rassemblements dénonçant le chef du gouvernement ont été organisés plusieurs fois par semaine, même si les plus importants se sont tenus le samedi. Cette semaine, le principal regroupement a lieu dimanche pour coïncider avec la fin de Rosh HaShana.
La police a fait savoir que les manifestants seraient dans l’obligation de se diviser en « capsules » de vingt personnes, séparées les unes des autres, conformément aux règles, et que les forces de l’ordre élargiraient le périmètre autorisé au cours du rassemblement pour permettre le respect des règles de distanciation sociale.
Le groupe des Drapeaux noirs a expliqué cette semaine que ses manifestations n’auraient pas lieu pendant le confinement en signe de respect pour la « solidarité sociale » et la « responsabilité sociale ». D’autres ont fait savoir qu’ils continueraient le mouvement de protestation.
Netanyahu et ses partisans ont affirmé que les manifestations étaient un vecteur majeur de contamination, même si les responsables de la Santé déclarent, pour leur part, avoir été dans l’incapacité de prouver que d’éventuelles contaminations avaient pu survenir dans ce contexte.
Alors que le gouvernement avait été salué pour sa prise en charge initiale de la pandémie avec un confinement strict au mois de mars, un grand nombre d’Israéliens ont exprimé leur frustration face à la gestion, par le Premier ministre et par le cabinet, de la crise sanitaire ces dernières semaines, qu’ils considèrent comme mauvaise.
















