Des chercheurs israéliens ont pu ralentir la croissance de cellules cancéreuses
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Des chercheurs israéliens ont pu ralentir la croissance de cellules cancéreuses

Des scientifiques de l’Université Ben-Gurion ont développé une molécule qui inhibe le développement d’une protéine active de nombreuses tumeurs

Photo d'illustration de cellules cancéreuses  (Crédit : Pixabay)
Photo d'illustration de cellules cancéreuses (Crédit : Pixabay)

Un groupe de chercheurs à l’Université Ben-Gurion (UBG) du Neguev a développé une nouvelle molécule, qui, selon eux, inhibe la croissance de cellules cancéreuses et les reprogramme pour être non cancéreuses.

Le nouveau traitement est basé sur l’inhibition de la production d’une protéine, la chaîne 1 de voltage dépendant et d’anion sélectif (VDAC1), dont des niveaux très hauts sont trouvés dans de nombreuses tumeurs solides et non solides.

La recherche a été menée par le professeur Varda Shoshan-Barmatz du Département de Sciences de la Vie et de l’Institut National pour la Biotechnologie du Neguev (INBN), qui font tous les deux partis de l’Université Ben-Gurion.

La protéine VDAC1 régule les mitochondries, qui contrôlent le métabolisme des cellules. Les cellules cancéreuses sont connues pour avoir un métabolisme très actif.

La professeure de l’université Ben Gurion du Negev Varda Shoshan-Barmatz (Autorisation)

« Les cellules cancéreuses ont cent fois plus de VDAC1 que les cellules normales », a expliqué Shoshan-Barmatz au cours d’un entretien téléphonique. « Alors nous nous sommes dit qu’il fallait empêcher ou réduire leur formation ».

Les chercheurs ont donc développé un molécule appelée la siRNA, qui lorsqu’elle est appliquée aux cellules arrête la croissance des cellules cancéreuses et quand elle est appliquée à des souris atteintes de tumeurs, elle a causé une réduction de la tumeur. En plus de cela, a expliqué Shoshan-Barmatz, on a trouvé que les cellules revenaient « à leur état original de cellule normale ».

L’étude a été conduite à la fois in vitro et sur des souris atteintes de cancer du cerveau, du poumon et du sein.

Les cellules normales, qui n’ont pas autant besoin de la protéine VDAC1 n’ont pas réagi négativement à la baisse du niveau de protéines, a-t-elle déclaré. Le « traitement avec le siRNA contre le VDAC1 a inhibé la croissance des cellules cancéreuses mais pas des cellules non cancéreuses, indiquant que le traitement pourrait potentiellement être sans danger ».

Et de manière plus importante, a-t-elle ajouté, le traitement siRNA de différents types de cancer dans chez des souris « a conduit à une reprogrammation du métabolisme des cellules cancéreuses, à une réduction de la croissance de la tumeur, a impliqué la disparition des cellules souches cancéreuses et entraîné une différenciation cellulaire. Ainsi, nous avons découvert un code pour reprogrammer les cellules cancéreuses de telle sorte qu’elles perdent leurs caractéristiques oncogènes ».

« Même si c’est encore en phase précoce, nous sommes enthousiasmes de nos résultats qui démontrent le potentiel de cette nouvelle molécule pour le traitement du cancer », a déclaré Shoshan-Barmatz.

BGN Techologies, l’entreprise de transfert de technologie de l’Université Ben-Gurion, est maintenant dans le procédure de dépôt de brevet de la molécule et l’étude sera publiée peu après cela, a déclaré Shoshan-Barmatz.

Le docteur Ora Horovitz, vice-présidente du développement commercial chez BGN Techologies, a déclaré que les chercheurs « sont maintenant à la recherche des partenaires pour développer et faire avancer le projet de ce traiment breveté et prometteur », en lui faisant passer des essais cliniques avec l’espoir qu’il ouvrira une nouvelle voie au traitement du cancer.

L’INBN est un institut de recherche indépendant qui vise à faciliter et à accélérer les essais précliniques de la recherche fondamentale et appliquée aux biotechnologies.

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