Des chrétiens hollandais refusent d’étiqueter les produits des implantations
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Des chrétiens hollandais refusent d’étiqueter les produits des implantations

Deux groupes affirment que l'étiquetage est devenu un outil de pression politique contre Israël et ils ont refusé de respecter la directive du gouvernement

Pieter van Oordt, droite, avec son rare Roger dans le Centre de produits d'Israël à Nijkerk, au Pays-Bas le 19 février 2016. (Cnaan Liphshiz/JTA)
Pieter van Oordt, droite, avec son rare Roger dans le Centre de produits d'Israël à Nijkerk, au Pays-Bas le 19 février 2016. (Cnaan Liphshiz/JTA)

AMSTERDAM (JTA) — Des importateurs chrétiens sionistes de produits israéliens ont refusé de respecter une directive du gouvernement d’appliquer un étiquetage spécial pour les produits fabriquées dans les implantations.

L’échange a eu lieu le mois dernier entre la famille van Oordt, qui gère le Centre de produits israéliens et le groupe des Chrétiens pour Israël à Nijkerk, non loin d’Amsterdam, et des représentants du ministère des Affaires économiques et des politiques climatiques, Roger van Oordt, le directeur du groupe des Chrétiens pour Israël, a écrit mercredi dans un communiqué.

Les officiels ont demandé à visiter le magasin et ont demandé à van Oordt de mettre les étiquettes, selon des normes de régulation adoptées en 2015 par la Commission européenne, qui a décrit la loi comme visant à donner aux consommateurs des informations précises sur la provenance des produits.

Israël et des groupes juifs avaient protesté contre ces lois qu’ils considéraient comme une tentative d’isoler et de nuire financièrement aux implantations israéliennes en Cisjordanie. Les règles s’appliquent aussi au plateau du Golan à Jérusalem est, zones qui ont été conquises par Israël en 1967 dans la Guerre des Six Jours. L’Autorité palestinienne a déclaré que les règles en matière d’étiquetage était un obstacle bienvenu contre ce qu’elle considérait être du vol de terre par Israël.

« L’étiquetage a été créé pour assurer la sécurité alimentaire, mais c’est devenu un outil politique pour faire pression sur l’Etat juif », a déclaré van Oordt, dont l’entreprise importe 120 000 bouteilles de vin israélien chaque année, mais aussi des tonnes de cosmétiques de la mer Morte et d’autres produits.

« Pour moi, ce sont des mesures antisémites. Elles visent à distinguer les produits faits par les Juifs et les Arabes », a-t-il écrit.

Les régulations sont contraignantes, mais la Commission européenne et le gouvernement hollandais ont des recours limités contre les pays ou les entreprises qui ne les appliquent pas.

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