Des croix gammées taguées sur un banc près d’une synagogue de Minneapolis
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Des croix gammées taguées sur un banc près d’une synagogue de Minneapolis

"Seig Heil, Heil Hitler, Trump 2020" a également été tagué sur un panneau de signalisation en face de la congrégation Shir Tikvah

La congrégation Shir Tikvah à Minneapolis. (Google Street View via JTA)
La congrégation Shir Tikvah à Minneapolis. (Google Street View via JTA)

Des croix gammées ont été taguées sur un arrêt de bus situé près d’une synagogue de Minneapolis.

Les tags ont été découverts mardi sur un banc à l’extérieur de la congrégation Shir Tikvah. De l’autre côté de la rue, « Seig Heil, Heil Hitler, Trump 2020 » a été écrit sur un panneau de signalisation, a déclaré la synagogue dans un message aux fidèles.

Les voisins ont découvert le vandalisme et l’ont signalé à la police et au Conseil des relations de la communauté juive. Aucun graffiti n’a été retrouvé sur le bâtiment de la synagogue.

« Nous sommes reconnaissants de ces voisins qui, avec amour et douleur, ont porté ces faits à notre attention (et l’un d’entre eux est rentré chez lui pour se procurer du ruban électrique afin de couvrir ce qu’il a vu, avant de signaler l’incident) », indique le message de la direction de la synagogue.

Une militante juive locale et membre de la synagogue s’est exprimée sur Facebook en apprenant l’incident alors qu’elle quittait une manifestation suite à la mort de George Floyd, un Afro-Américain mort lors de son interpellation. Une vidéo montrait un officier avec son genou sur le cou du jeune homme alors que ce dernier se plaignait de ne pas pouvoir respirer. Quatre policiers ont été licenciés à la suite de cet incident.

« Si je peux dire une chose aux Juifs blancs, c’est ceci : demandez-vous ce que vous feriez si vous trouviez des graffitis antisémites dans votre shul, ou si vous aviez peur », a écrit Carin Mrotz, qui dirige la Jewish Community Action, une organisation qui promeut la justice raciale et économique dans le Minnesota.

Carin Mrotz a poursuivi : « Qui appelleriez-vous ? Si votre première impulsion, si vos réflexes vous font dire ‘police’, je veux que vous preniez le temps de réfléchir à cela, au fait que la façon à laquelle vous pourriez instinctivement chercher pour vous sentir plus en sécurité, pourrait causer des blessures mortelles à quelqu’un d’autre. Et essayez d’y faire face. »

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