Des cyber-attaques visaient les avions des dignitaires venus en Israël
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Des cyber-attaques visaient les avions des dignitaires venus en Israël

Au moins 800 attaques, provenant notamment d'Iran et de Pologne, ont été déjouées par la division informatique de l'autorité aéroportuaire

Le vice-président américain Mike Pence et son épouse Karen Pence arrivent en Israël pour le 5e Forum mondial de la Shoah, le 23 janvier 2020. (Crédit : Ammar Awad/Pool Photo via AP)
Le vice-président américain Mike Pence et son épouse Karen Pence arrivent en Israël pour le 5e Forum mondial de la Shoah, le 23 janvier 2020. (Crédit : Ammar Awad/Pool Photo via AP)

Alors qu’Israël accueillait des dizaines de dirigeants mondiaux la semaine dernière pour le 5e Forum mondial sur la Shoah, le système de cyberdéfense du pays a repoussé des centaines de cyber-attaques visant l’aéroport international du pays et les avions des dirigeants mondiaux.

Citant les responsables de la division informatique de l’autorité aéroportuaire, la Douzième chaîne a rapporté dimanche qu’au moins 800 cyber-attaques distinctes avaient visé l’aviation israélienne jeudi alors que des dirigeants mondiaux, dont le vice-président américain Mike Pence et le président russe Vladimir Poutine, atterrissaient dans le pays.

Toutes ces menaces ont été contrecarrées avec succès, ont déclaré les responsables.

Les pirates venaient d’Iran, de Chine, de Corée du Nord, de Russie et de Pologne, selon le reportage.

Les attaques « étaient dirigées contre l’aéroport et les avions », selon la Douzième chaîne, « et visaient à perturber les trajectoires de plus de 60 avions transportant des chefs d’État, des rois et des présidents ».

Les responsables ont expliqué qu’Israël était préparé à l’attaque parce que les préparatifs de sécurité pour le rassemblement diplomatique de haut niveau incluaient de telles attaques.

L’avion du président russe Vladimir Poutine se pose à Ben Gurion, pour le 5e Forum mondial de la Shoah, le 23 janvier 2020. (Capture d’écran)

Cette annonce survient deux semaines seulement après une décision prise par le cabinet le 12 janvier, qui a placé l’infrastructure de l’aviation israélienne sous la protection de l’Autorité nationale de la cybersécurité, une division du bureau du Premier ministre qui coordonne la cyberdéfense du pays.

L’omniprésence croissante des systèmes en réseau dans les aéroports, les tours de contrôle et les avions a augmenté le risque que des pirates informatiques pénètrent avec succès dans les ordinateurs du trafic aérien et causent de gros dégâts.

Les États-Unis, Israël et d’autres nations ont tous réagi à cette menace ces dernières années en augmentant considérablement leurs investissements dans la cyberdéfense de ces systèmes.

« Hercules », un projet spécial de l’autorité israélienne de sécurité informatique, a été lancé en 2017 afin de cartographier les dangers pour l’aviation et de développer des solutions, y compris la recherche et le développement, la coopération internationale et une nouvelle formation pour les pilotes et autres personnels concernés pour gérer les cyberurgences.

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