Des dizaines d’armes volées sur une base de l’armée
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Des dizaines d’armes volées sur une base de l’armée

Les soldats et la police cherchent ceux qui ont volé 30 armes sur une base du sud d’Israël

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Soldats israéliens à l'entraînement. Illustration. (Crédit : Tsafrir Abayov/Flash90)
Soldats israéliens à l'entraînement. Illustration. (Crédit : Tsafrir Abayov/Flash90)

L’armée a découvert dimanche, qu’une trentaine d’armes ont été volées dans une armurerie d’une base militaire du sud d’Israël, et est maintenant à la recherche des armes et des voleurs.

L’armée et la police ont lancé une recherche dans le voisinage immédiat de la base militaire pour « les armes volées et les auteurs du crime », a indiqué un porte-parole de l’armée.

Le directeur du Commandement du Sud, le général de division Eyal Zamir, a nommé le colonel Itai Brinn à la tête de l’équipe qui enquête sur le vol. De plus, la police militaire a lancé sa propre enquête sur l’incident.

Comme l’affaire fait l’objet d’une enquête, les détails du vol, et notamment le nom de la base sur lequel cela a eu lieu, sont sous embargo, a précisé l’armée.

Il n’a pas été précisé si les armes avaient été volées dimanche, ou si l’armée n’avait que découvert le vol dimanche.

Selon le site d’information Walla, il n’y a aucun signe d’effraction dans l’armurerie, ce qui laisse supposer que les voleurs ont reçu l’aide d’un ou plusieurs soldats servant sur la base.

Des armes sont parfois volées sur les bases militaires, par des soldats ou par des habitants des communes voisines.

Pour s’attaquer au phénomène des armes militaires volées, l’armée avait annoncé la semaine dernière que les soldats seraient autorisés à ouvrir le feu sur des voleurs d’équipements militaires sur les bases et les terrains de formation de l’armé. Les soldats n’ont le droit de tirer que dans les jambes et les pieds des voleurs, pour les arrêter et non pour les tuer. Avant cette modification du règlement, les soldats ne pouvaient que demander aux voleurs de s’arrêter ou les poursuivre.

Soldat israélien avec une arme. Illustration. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)
Soldat israélien avec une arme. Illustration. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)

En juillet, un officier de l’armée israélienne, son chauffeur et le père de ce dernier avaient été arrêtés pour avoir volé des dizaines de grenades et de missiles sur une base militaire du désert du Néguev.

Le commandant de 24 ans de la compagnie, le capitaine Shadi Bashir, ainsi que le soldat en service militaire qui lui servait de chauffeur, Adi Zoabi, avaient été arrêtés après trois mois d’enquête.

Selon les enquêteurs, Zoabi s’était introduit dans l’armurerie de la base fin avril et avait volé des grenades à fragmentation et au moins deux types de missiles différents, une arme légère antitank (LAW) et un missile portable antitank anti-DOoR (MATADOR).

Le capitaine aurait été présent au moment du vol et aurait aidé son chauffeur à vendre les armes à son père, Muhammad Zoabi, qui a un passé criminel, avait indiqué la police.

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