Des employés juifs de Google appellent le géant à soutenir les Palestiniens
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Des employés juifs de Google appellent le géant à soutenir les Palestiniens

Une lettre envoyée au PDG Sundar Pichai demande expressément à la compagnie mondiale de reconnaitre « le mal fait au Palestiniens par l’armée israélienne et les groupes violents »

Le siège social de Google à Mountain View, en Californie, le 3 janvier 2013. (AP Photo/Marcio Jose Sanchez, Dossier)
Le siège social de Google à Mountain View, en Californie, le 3 janvier 2013. (AP Photo/Marcio Jose Sanchez, Dossier)

Un groupe d’employés juifs de la compagnie américaine Google a appelé le géant technologique a augmenter son soutien aux Palestiniens en réponse à l’émergence des combats entre Israël et le groupe terroriste du Hamas qui dirige la Bande de Gaza.

Le groupe baptisé « Diaspora Juive dans la technologie » se décrit comme une communauté de membres travaillant dans l’industrie technologique.

Dans une lettre envoyée en interne au PDG, Sundar Pachai, le groupe se dit concerné par « un dialogue interne autour des violences politiques et raciales en Israël et en Palestine ».

« A la fois les Israéliens et les Palestiniens souffrent en ce moment, mais ignorer les attaques destructives et meurtrières auxquelles font face les Palestiniens efface nos collaborateurs palestiniens, ont écrit les auteurs dans la lettre dont une version publique était disponible.

Des Palestiniens inspectent les dégâts d’une maison détruite par une frappe aérienne israélienne dans la ville de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, mercredi 19 mai 2021. (Crédit : AP Photo/Yousef Masoud)

Le groupe a également demandé à Google de « rejeter toute définition de l’antisémitisme qui soutient l’idée que critiquer Israël ou le sionisme est antisémite » ce qui conduirait à « une limitation de la liberté d’expression et une distraction des actes antisémites réels. »

La compagnie devrait, selon eux, également affirmer son engagement pour les droits de l’homme puisque « de nombreuses actions d’Israël violent les principes des droits de l’homme des Nations Unies que Google s’est engagé à promouvoir », dit la lettre.

Le groupe demande également que les contrats et les donations d’entreprise avec des institutions qui « soutiennent la violation israélienne des droits des palestiniens ».

La lettre pointe l’armée israélienne comme l’une de ces institutions.

Sundar Pichai, PDG de la société mère de YouTube, Google, témoigne lors d’une audience de la commission de l’énergie et du commerce de la Chambre des représentants au Capitole américain à Washington, le 25 mars 2021. (Capture d’écran/Commission de l’énergie et du commerce de la Chambre des représentants via AP)

La lettre, qui auait été signée par 250 personnes, affirme également « nous pointons également la confusion entre Israël et le peuple juif, en affirmant que l’anti-sionisme n’est pas de l’antisémitisme ».

Le groupe a été formé l’année dernière pour contrer ce qui était perçu comme des attitudes pro-israéliennes dans le groupe officiel d’employés juifs « Jewglers » a rapporté The Verge mardi. D’après le rapport, deux employés de Google ont affirmé que Jewglers « a soutenu des discussions pro-israéliennes et n’est pas un endroit pour exprimer des croyances anti-sionistes ».

Sur sa page web, le groupe « Diaspora Juive dans la technologie » affirme notamment qu’en « mobilisant nos accès et nos ressources , nous cherchons à agir en solidarité avec toutes les personnes à l’avant-garde du combat contre la suprématie violente blanche et l’état carcéral ».

Dans une liste de ce qu’elle a appelé ses valeurs, le groupe dit soutenir « la célébration de l’anti-colonialisme traditionnel de nos ancêtres juifs » et qu’il s’oppose à « des frontières sur une terre volée » sans référence spécifique à un territoire.

La définition en cours d’élaboration de l’antisémitisme par Alliance Internationale pour la mémoire de l’holocauste (IHRA), qui est largement acceptée comme une définition standard affirme qu’il est bien antisémite
« d’appliquer un double standard en demandant à Israël un comportement qui n’est pas attendu ou demandé à aucune autre nation démocratique ».

Des roquettes (à droite) tirées vers Israël depuis Beit Lahia dans le nord de la bande de Gaza, illuminent le ciel nocturne le 14 mai 2021, tandis que les missiles du Dôme de Fer sont tirés pour les intercepter. (Photo par ANAS BABA / AFP)

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